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mercredi 3 juillet 2013

Victor Orban (1868-1946)


  • Les « Ailleurs » de Loti / Victor Orban ; préface d'André Chevrillon, avant-propos de Camille Mauclair et de Claude Farrère.- Édition définitive.- Paris (19, Quai Saint-Michel) : Albert Messein éditeur, 1925-1927.- 150 p.-[4] f. de pl. : ill. ; 20 cm.
    • La première édition de ce livre a été tirée à 250 exemplaires sur papier japon, numérotés à la presse, 1100 exemplaires sur vélin antique Excelsior Spalding & Hodge Limited, London. Édition définitive réimposée et tirée à 250 exemplaires sur papier japon, numérotés, hors commerce. Illustrations d'Alex. Graverol, dont deux d'après des dessins à la plume de Pierre Loti, pages 60 et 140. {Exemplaire] n°155.



samedi 19 février 2011

Stéphane Mallarmé (1842-1898)


  • Autobiographie : Lettre à Verlaine / Stéphane Mallarmé ; avant-dire du Dr Edmond Bonniot.- Paris (19, quai Saint-Michel) : Albert Messein éditeur, MLMXXIV [1924].- n.p. ; 29 cm.- (Les manuscrits des maîtres).
    • Il a été tiré de ce livre : 4 exemplaires sur Japon hors commerce ; 15 exemplaires sur Chine hors commerce ; 50 exemplaires sur Chine numérotés 1 à 50 ; 1000 exemplaires sur pur fil Lafuma numérotés 51 à 1050. [Exemplaire] n°484.



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AVANT-DIRE

A la demande de Verlaine, Mallarmé lui avait adressé pour les Hommes d'aujourd'hui les lignes qu'on va lire, où son historiographe devait puiser. Celui-ci y prit en effet quelques documents, quelques détails « vus véridiques » selon le vœu de Mallarmé, mais si intéressants que soient ces extraits, ils ne sauraient remplacer la naïve et douce rigueur du texte original.

Biographie ?, confession plutôt ; — davantage, testament anticipé, pathétique de toute l'émotion qu'engendre le regard soit en arrière déjà, soit en avant, du Poète placé au centre de sa vie. On assiste à quelque chose comme le portrait du peintre par lui-même, où plus que le sobre contour transparaît en dessous l'irrévélé de son être.

Mallarmé, on le sait, souhaitait la disparition posthume de sa correspondance, considérée par lui comme besogne non littéraire. Pourtant si une exception peut avoir lieu, il semble ici que cela devienne un devoir.

Cette lettre n'est pas une œuvre : elle est mieux qu'une œuvre, — le sang même du Maître, affluant sous chaque ligne ; l'énoncé neutre exprès et en demi-teinte laissant tout deviner.

Peut-être existe là pour moi, dans le cas actuel, une raison valable d'enfreindre la formelle interdiction. Outre la prescience poignante que ses forces lui permettront de réaliser une partie seulement de l'Œuvre entrevue, le moindre mot tombé de sa bouche retentit assez profondément en l'esprit de ses admirateurs pour qu'ils ne me sachent point mauvais gré de cette publication.

Telle excuse, et, je le voudrais, l'absolution à moi donnée par l'âme elle-même de Mallarmé, éparse maintenant parmi ses véritables clients.

Je dois, en terminant, des remercîments [sic] au consciencieux éditeur Messein pour le soin apporté à la reproduction de cet autographe, jusqu'à rendre l'impression du cursif crayon avec quoi il fut écrit.

Dr. EDMOND BONNIOT

vendredi 25 juin 2010

Laurent Tailhade (1854-1919)


  • La Noire Idole : Étude sur la Morphinomanie / Laurent Tailhade.- Paris (19, quai Saint-Michel) : Librairie Léon Vanier éditeur-A. Messein, successeur, MCMVII [1907].- 36 p. ; 18,5 cm.
    • Il a été tiré de ce livre vingt exemplaires sur Hollande Van Gelder numérotés de 1 à 20.

lundi 7 juin 2010

Édouard-Joachim Corbière, dit Tristan Corbière (1845 - 1875)


  • Les Amours jaunes : Ça ; Les Amours jaunes ; Raccrocs ; Sérénades des sérénades ; Armor ; Les Gens de mer ; Rondels pour après ; Appendice /Tristan Corbière ; préface de Charles Le Goffic, de l'Académie française, portrait et autographe.- Paris (19, quai Voltaire) : Albert Messein éditeur, 1931.- XXIII-280 p.-[1] f. de pl. en front.-[1] de pl. dépl. ; 21 cm.
    • Il a été tiré de ce livre : 500 exemplaires sur papier vergé d'Arches, numérotés de 1 à 500. [Exemplaire à toutes marges] n°297.

vendredi 28 mars 2008

Fernand Chaffiol-Debillemont (1881-19..)


  • Jeux d'ombres : variétés bibliophiliques : Sénac de Meilhan ; le coeur de Marat ; de Barrès à Montorgueil ; Vallès et Séverine ; Germain Nouveau ; Chételat contre Hugo, etc. / F. Chaffiol-Debillemont.- Paris (19, quai Saint-Michel) : Albert Meissein, 1936.- 247 p. ; 19 cm.
    • Il a été tiré de cet ouvrage 50 exemplaires sur papier vergé d'Arches numérotés de 1 à 50.

BOUQUINISTES D'AUTREFOIS

De même, que sur la tombe de Lucien Gougy, érudit et grand libraire, M. Louis Barthou, son
ami, prononça un touchant adieu, de même, je tiens à saluer la mémoire d'humbles bouquinistes disparus qui sont associés à mes premiers émois de chasseur de livres.

Je dois l'initiation bibliophilique à mon père qui m'offrit, quand j'avais seize ans, les Fables de La Fontaine illustrées par Gustave Doré. Précieux exemplaire que je ne possédai hélas que peu de temps, car mon père, bohème invétéré, un jour d'infortune, reprit l'in-folio pour le vendre à vil prix à un certain M. Pirette, lequel, dans le passage Meslay, faisait commerce de romans défraîchis, de livraisons populaires, et d'auteurs anciens dépareillés. En cette société sans faste, mon La Fontaine prit aussitôt figure de grand seigneur. Largement ouvert à la planche Le Berger et la Mer, il trôna comme un antiphonaire sur son lutrin. Avec d'amers soupirs, je vins souvent contempler cette image qui reste gravée dans mes souvenirs mélancoliques.

Or donc, j'étais intoxiqué. Dès que je fus en mesure de gagner mon pain, je n'hésitai pas à sacrifier l'utile à l'agréable. Celui qui ne s'est pas privé d'un repas pour acquérir un livre convoité ou qui, après avoir compromis l'équilibre de son fragile budget, n'a pas savouré de délicieux remords, n'est pas digne d'entrer dans la noble confrérie.

Très jeune, j'ai hanté ces boutiques où l'on respire l'agréable odeur, un peu poivrée, du papier imprimé que la poussière protège. Entre autres, j'aimais visiter celle de M. Clévi, en haut de la rue de Douai. Le père Clévi, homme nonchalant et fin, semblait toujours accablé de regrets quand il cédait un de ses bouquins. On lui fendait le cœur. Pour cette raison, il ne rabattait jamais rien sur les prix. Ceux-ci étaient cependant abordables. Chez lui, je me suis approvisionné en Revue Blanche telles que Saint-Cendre, La Leçon d'Amour dans un parc, Bubu de Montparnasse, éditions originales, non coupées, dédicacées (avec nom gratté), sans débourser plus de deux francs. En cela se révélait la perspicacité du marchand qui déjà mettait Maindron, Boylesve et Charles Louis-Philippe à la même cote que les romanciers à la mode que l'avenir n'a pas consacrés. La Marquesita, de Jean-Louis Talon, ce brillant tableau des moeurs espagnoles, trop ignoré, me sollicita par sa couverture. Ah ! l'heureuse découverte ! Avec reconnaissance, je m'incline devant l'ombre du père Clévi.

De la rue de Douai, je sautais boulevard de Clichy, chez un autre Clévi, frère ou cousin du précédent, dont l'antre sombre voisinait avec le Cabaret du Ciel. Des piles de livres figuraient les colonnes d'un temple ; la crainte, en les ébranlant, d'être écrasé comme Samson, pimentait le plaisir des recherches. Là s'accumulaient d'autres services de presse. Les éditions du Mercure de France, depuis Ubu Roi jusqu'à cette charmante Amie Nane, de Toulet, en passant par toute la gamme des Gourmont, des Régnier et des Gide, peuplèrent bientôt mon étroit logis. « Les bons ouvrages ne se vendent pas », a mis Léautaud en épigraphe à son Passe-Temps. Le Petit Ami, qu'on se dispute maintenant, s'écoulait alors en librairie à la cadence de trente exemplaires l'an.

Avoir su discerner les œuvres durables dans le fatras de la production contemporaine est une des plus douces satisfactions du bibliophile qui ne doit jamais obéir à l'esprit de spéculation. Fi de celui qui, de son vivant, réalise sa bibliothèque. Les livres n'ont-ils pas un visage aimé qu'on ne peut plus quitter ? Pour moi, ils sont couleur du temps où j'en devins possesseur. Quand je les feuillette, j'évoque une promenade sur les quais, un paysage de ma ville et même l'heure avec l'état du ciel. O les bons compagnons de voyage dans mon passé !

Par exemple, voici deux plaquettes que vous ne m'arracheriez pas pour tout l'or du monde. Ce sont L'Amour absolu, d'Alfred Jarry, et Savoir Aimer, d'Humilis.

Le premier a été tiré à cinquante, manuscrit autographié in-4° couronne de 104 pages, couverture non imprimée, date 1899. Après une distribution à quelques amis, il restait 33 invendus. Jarry les offrit à un libraire, à raison de dix francs l'un avec signature et page originale en prime. Qu'advint-il de cette proposition ? Je ne crois pas qu'elle eut le succès escompté, car l'exemplaire dont je suis détenteur n'a point tous ces avantages. Cet ouvrage curieux, qu'on peut considérer comme quasi inédit, vient d'être publié dans la collection de la Petite Ourse, agrémenté d'une préface du docteur Saltas, l'ami et le collaborateur de Jarry. Il méritait de revoir le jour. Je dénichai cette pièce rarissime rue de Tournon, chez M. Jacquenet, le père. C'était un brave homme qui classait avec soin la récolte de livres disparates que déversait chaque matin sa toilette verte de colporteur. Sur la fin de sa vie, quand la paralysie l'immobilisa, il recollait encore des dos fatigués et il mourut en caressant du regard ses bouquins bien dans
les rayons.

Quant à Savoir Aimer, le chef-d'œuvre de Germain Nouveau, il n'a point d'ambition typographique ; simple opuscule de 105 pages, vêtu d'une robe bleue, il fut imprimé en 1904 par « Les amis de l'auteur », grâce à la persévérance affectueuse de Léonce de Larmandie, qui avait appris par cœur les poèmes d'Humilis pour les transmettre un jour à la postérité.

J'ouvris au hasard le recueil et, surpris puis enthousiasmé, je lus tout d'une traite Les Mains, dont les stances de cette qualité :

C'est Dieu qui fit les mains fécondes en merveilles. Elles ont pris leur neige aux lys des Séraphins Au jardin de la chair ce sont deux fleurs pareilles Et le sang de la rose est sous leurs ongles fins.

montent vers Dieu comme un plain-chant mystique.

Ce trésor était caché dans la boîte à huit sous de Mme Melet, libraire, passage Vivienne. Je me rappelle nettement les circonstances de cette rencontre spirituelle. Une douce pluie verlainienne tapotait le vitrage. Encore assourdi par les clameurs de la Bourse, j'étais venu me réfugier dans cet endroit paisible que j'affectionne particulièrement. Lors, rempli d'admiration, je pénétrai chez la libraire que je connaissais fort bien et, sans ambages, lui déclamai l'hymne aux Cathédrales.

Chère madame Melet, vous m'avez écouté jusqu'au bout, sans sourire, car vous étiez sensible à la musique des mots et aviez le goût bon. Frileusement serrée dans votre châle, déjà malade, vous faisiez une petite tache d'ombre en la cité des livres. D'une voix frêle, vous m'avez félicité de ma trouvaille, secrètement étonnée peut-être qu'en l'an de grâce 1919, après une guerre qui a tué tant de choses, quelqu'un se passionnât aussi ingénument pour un poète inconnu.

Vous tous qui, comme moi, avez gonflé vos poches de livres dont la beauté vous fut soudain révélée au cours d'une flânerie, n'estimez-vous pas de toute justice, le pieux hommage que je rends aux bouquinistes de jadis qui, à si bon compte, nous ont procuré ces plaisirs délicats ?

dimanche 28 octobre 2007

Laurent Tailhade (1854-1919)


  • La feuille à l'envers : revue en un acte / Laurent Tailhade.- Paris (19, quai Saint-Michel) : Librairie Léon Vanier- A. Messein Successeur, MCMIX [1909].- 66 p. ; 18,5 cm.
    • Il a été tiré de ce livre : 5 exemplaires sur Japon impérial numérotés de 1 à 5 ; 10 exemplaires sur papier de Hollande Van Gelder numérotés de 6 à 15.

"Le petit acte que voici fut écrit, d'abord, pour le théâtre Mévisto et destiné à y prendre la place d'une revue ordinaire. Cette conjoncture, notifiée au lecteur, l'aidera, possible, à comprendre l'usage qu'on a fait de couplets sur La Matchiche, La Tonkinoise et autres timbres de la même sorte, destinés à faire valoir ce que de très belles personnes daignaient appeler communément leur organe. Elle explique aussi pourquoi fut le nom de Mévisto imposé au compère dont cet excellent comédien avait accepté de tenir l'emploi."

L. T.

dimanche 14 octobre 2007

Denis Diderot (1713-1784)


  • Le bréviaire des jeunes mariées : lettre inédite de Diderot à sa fille / Denis Diderot ; préface d'Albert Cim.- Paris (19, quai Saint-Michel) : Albert Messein, 1922.- 29 p. ; 17 cm.
    • Il a été tiré de ce livre : 10 Exemplaires sur Chine, numérotés de 1 à 10.