- Lettres de la religieuse portuguaise / Mariana Alcoforado ; suivies d'une étude historique et de notes de Louise delapierre, frontispice de Jacques Darche.- Paris (6, rue de Lisbonne) : Club français du Livre, 1951.- 66 p. : ill. ; 21 cm.- (Classiques ; 25).
- Cet ouvrage, dont Jacques Darche a dessiné les maquettes, le frontispice et les gardes, a été composé à la main en Garamont, achevé d'imprimer le quinze octobre mil neuf cent cinquante et un sur les presses de l'Imprimerie nationale à Paris et relié par Engel à Malakoff. L'édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du livre. Elle comprend : Mille cinq cents exemplaires numérotés de 1 à 1500 sur papier noble des Papeteries Johannot. Vingt-six exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, dédiés aux animateurs du Club et quatre mille cinq cents exemplaires numérotés de 1501à 6000 sur bouffant blanc. Il a été tiré en outre mille exemplaires non numérotés sur bouffant blanc. [Exemplaire] n°3705.
Affichage des articles dont le libellé est Club français du Livre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Club français du Livre. Afficher tous les articles
mercredi 18 décembre 2013
Mariana Alcoforado (1640-1723)
jeudi 31 octobre 2013
Remy de Gourmont (1858-1915)
- Physique de l'amour : Essai sur l'instinct sexuel / Remy de Gourmont ; avant-propos de Fernand Lot.- Paris (8, rue de la Paix, 2e) : Le Club français du Livre, 1966.- XXIX-314 p.-[1] de pl. en coul. ; 13 cm.- (Privilège ; 11).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel a été composé en caractère Moderne étroite par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 3 mai 1966.
dimanche 10 janvier 2010
Gustave Flaubert (1821-1880)

- Dictionnaire des idées reçues / Gustave Flaubert ; [illustré de soixante et onze dessins de] Chaval.- Paris (8, rue de la Paix, 2e) : Le Club français du Livre, 1966.- [10]-279 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 19).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel a été composé en caractère Moderne étroite par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 12 septembre 1966. Cette édition réservée membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12000 exemplaires numérotés de 1 à 12000. [Exemplaire] n°10694.
vendredi 8 janvier 2010
Alfred Jarry (1873-1907)

- Ubu Roi ; Ubu enchaîné ; Les Paralipomènes d'Ubu / Alfred Jarry.- Paris (8, rue de la Paix, 2e) : Le Club français du Livre, 1966.- 278 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 14).
- Cet ouvrage de la collection Privilège a été composé en caractère Plantin par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 10 juin 1966. Cette édition réservée membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12000 exemplaires numérotés de 1 à 12000. [Exemplaire] n°4438.
mercredi 6 janvier 2010
François de La Rochefoucauld (1613-1680)

- Maximes et réflexions / La Rochefoucauld ; texte présenté par Roland Barthes.- Paris : Le Club français du Livre, MCMLXVI [1966].- XXCII-282-[12] p. ; 13 cm.- (Privilège ; 9).
- Cet ouvrage de la collection Privilège a été composé en caractère Garamond par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 10 mars 1966. Cette édition réservée membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12000 exemplaires numérotés de 1 à 12000. [Exemplaire] n°7035.
lundi 17 novembre 2008
Jean-Pierre Claris de Florian (1755-1794)

- Fables / Florian ; [vignettes de Granville].- Paris (8, rue de la Paix, 2e) : Le Club français du Livre, 1968.- 173 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 40).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Moderne étroite par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 17 mai 1968. Cette édition réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-six exemplaires numérotés de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C et 7000 exemplaires numérotés 1 à 12000. [Exemplaire] n°690.
samedi 28 juin 2008
Blaise Cendrars (1887-1961)

- Dan Yack / Blaise Cendrars.- Paris : Le Club français du Livre, 1951.- 341 p. : couv. ill. ; 21,5 cm.- (Romans ; 94).
- Cet ouvrage composé d'après les maquettes de Pierre Faucheux, en didot corps 10 et tiré sur bouffant blanc, a été achevé d'imprimer le quinze juin mil neuf cent cinquante et un, sur les presses de l'Imprimerie Firmin-Didot, au Mesnil-sur-l'Estrée, et relié par Engel, à Malakoff. L'édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du Livre. Elle comprend vingt-six exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, destinés aux animateurs du club et quatre mille exemplaires numérotés de 1 à 4000. Il a été tiré en outre mille exemplaires non numérotés.
dimanche 8 juin 2008
Thomas a Kempis (1380-1471)

- L'Imitation de Jésus Christ / [Thomas a Kempis] ; traduction française de Lamennais, introduction par Michel Carrouges.- Paris : Le Club français du Livre, 1950.- 259 p. : couv. ill. ; 21 cm.-(Les Portiques ; 12).
- Cet ouvrage, composé d'après les maquettes de Pierre Faucheux en Didot corps onze et tiré sur Bouffant d'Alfa a été achevé d'imprimer le dix novembre mil neuf cent cinquante sur les presses de l'Imprimerie Firmin-Didot à Mesnil-sur-l'Estrée, et relié par Engel, à Malakoff. L'édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du Livre. Elle comprend vingt-six exemplaires marqués A à Z, cent exemplaires numérotés I à C destinés aux animateurs du club et 4000 exemplaires numérotés de I à 4000. Exemplaire n°1227.
dimanche 1 juin 2008
Les Romans de la Table Ronde (2)

- Les Romans de la Table Ronde. 2 / nouvellement rédigés par Jacques Boulenger.- Paris : Club français du Livre, 1948.- 266 p. ; 21 cm.- (Classiques ; 8).
- 4. Le Château aventureux ; 5. La Quête du Saint-Graal ; 6. La Mort d'Arthus.
- Cet ouvrage composé d'après les maquettes de Jacques Brailes, en Cheltenham corps dix et tiré sur papier Menphis blanc, a été achevé d'imprimer le 15 mars 1948 sur les presses de F. Bouchy, à Paris, et relié par Engel à Malakoff. L'édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du Livre. Elle comprend vingt-six exemplaires marqués A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C destinés aux animateurs du club, et trois mille exemplaires numérotés de 1 à 3000. Exemplaire n°1211.
samedi 31 mai 2008
Les romans de la Table Ronde (1)

- Les Romans de la Table Ronde. 1 / nouvellement rédigés par Jacques Boulenger ; préface de Joseph Bédier, de l'Académie française.- Paris : Club français du Livre, 1948.- 252 p. ; 21 cm.- (Classiques ; 6).
- 1. Merlin l'Enchanteur ; 2. Les Enfances de Lancelot du Lac ; 3. Les Amours de Lancelot du Lac.
- Cet ouvrage a été achevé d'imprimer le 30 novembre mil neuf cent quarante-sept. Sa présentation à été réalisée d'après les maquettes de Jacques Brailes. Ce volume a été composé en Cheltenham corps dix, tiré sur les presses de F. Bouchy, à Paris, sur velin blanc Featherweight et relié par Engel à Malakoff. Cette édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du Livre. Elle comprend vingt-six exemplaires marqués A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C destinés aux animateurs du club, et deux mille huit cent soixante seize exemplaires numérotés de 1 à 2876. Exemplaire n°1861.
PRÉFACE
Dès son apparition aux alentours de l'an 1225, le roman en prose de Lancelot du Lac fut regardé comme le Miroir de toute chevalerie, comme la Somme de toute courtoisie, comme le Roman des romans. Les plus belles fictions dit cycle de la Table Ronde, déjà contées au douzième siècle par tant de poètes dispersés, s'y trouvaient rassemblées en un seul corps d'ouvrage, et la légende souveraine du saint Graal, entrelacée à ces innombrables légendes de féerie et d'amour, les dominait, les enveloppait toutes de sa splendeur. Aussi ce grand livre, continûment admiré, ne cessa-t-il, durant des siècles, d'enchanter les coeurs. Pour le maintenir en vogue, des remanieurs, de temps à autre, le récrivaient : il en circulait au quinzième siècle plusieurs versions rajeunies.
Vint la Renaissance. On le lisait encore, à telles enseignes que les presses parisiennes s'empressèrent, dès 1488, d'en publier, en trois tomes in-folio, un renouvellement que, dans les cinquante années qui suivirent, il fallut jusqu'à cinq fois réimprimer. Or, au milieu du siècle, aux jours où se formait la Pléiade, il put sembler un instant que ce vieux Doctrinal de prouesse et d'honneur, si fortuné jusqu'alors, allait connaître une fortune nouvelle, plus haute encore.
Car, aux pages de la Défense et illustration de la langue française, où Joachim Du Bellay appelle de ses vœux le Poète futur et lui trace son programme, il lui recommande par-dessus tout de se faire l'émule de l'Arioste et lui dit : « Comme Arioste donc, qui a bien voulu emprunter de nostre langue les noms et l'histoire de son poème, choisy moy quelqu'un de ces beaux vieulx
romans françoys, comme un Lancelot, un Tristan, ou autres, et en fay renaître au monde une admirable Iliade et laborieuse Énéide. »
Ainsi Du Bellay et Ronsard, qu'on se représente à tort comme tout Grecs et tout Latins, ont commencé par recevoir des vieux romanciers de France des inspirations et des leçons. Ainsi Lancelot et la reine Guenièvre, Viviane, Perceval, Galaad ont hanté les bords du petit Liré et du Loir gaulois. Ainsi à l'âge des longs espoirs et des vastes pensers, l'Angevin et le Vendômois, ces artistes ardents et lucides, si pleinement conscients de leur mission de rénovateurs, ne concevaient pas de tâche plus noble que d'animer d'une vie nouvelle nos antiques légendes : « Choisy moi quelqu'un de ces beaux vieulx romans françoys, comme un Lancelot... »
Hélas ! on ne le sait que trop, le conseil ne fut pas suivi. Pour des raisons multiples, les unes accidentelles et les autres profondes, la Pléiade se fraya d'autres voies. « On vit renaître Hector, Andromaque, Ilion, » mais non pas les chevaliers d'Arthur, et la forêt de Brocéliande se dessécha. Vers la fin du siècle, en 1591, le soin de renouveler une fois encore le Lancelot fut abandonné à quelque commis de librairie, qui le résuma outrageusement en un seul tome, de 166 pages in-8. Alors ce fut la fin : ce roman tomba du décri dans l'oubli. De nos jours, hors du cercle étroit des érudits, quel lettré l'a jamais lu ? Les noms mêmes des héros qu'il met en scène ne sont plus que des grelots vides. Nous ne connaissons plus que par un vers de Dante Galehaut, seigneur des Iles Lointaines, — et Perceval, en français d'aujourd'hui, se prononce Parsifal.
*
* *
* *
C'est que le temps a fait son œuvre, dira-t-on, et c'est la loi commune. Sans doute. Encore convient-il de remarquer que ce livre français, oublié en France, a survécu en Angleterre, en Allemagne, en Italie. Il serait long de suivre en ces divers pays l'histoire de ses destinées. Mais regardons un instant en Angleterre.
En Angleterre vivait, à la veille de la Renaissance, un certain sir Thomas Malory, qui aimait les romans français. On ne sait rien de lui, sinon qu'il n'était pas un auteur de métier, mais un petit gentilhomme du comté de Warwick, qui prit part comme combattant à la guerre des Deux-Roses : valens miles, dit son épitaphe, récemment retrouvée. Or ce bon chevalier, épris de notre roman de Lancelot, s'avisa, vers l'an 1470, de le traduire en sa langue, à la libre manière du temps, c'est-à-dire qu'il inséra dans son ouvrage des épisodes empruntés à d'autres modèles français. Le hasard voulut qu'il fût bon écrivain, si bon que sa prose n'a presque pas vieilli. Aussi cette ample composition, la Morte d'Arthur, comme il l'avait intitulée, imprimée d'abord en 1485 par les presses vénérables de Caxton, maintes fois réimprimée au temps d'Elisabeth et jusqu'en plein dix-septième siècle, et tout au long du dix-neuvième en des éditions sans nombre, demeure-t-elle un livre classique, l'un des joyaux du trésor qui forme en Angleterre le patrimoine spirituel de la nation. Par ce livre, tout Anglais cultivé sait d'enfance les légendes du roi Arthur, de Sir Gawain, de Sir Galaad. C'est de ce livre que Tennyson a tiré les plus belles de ses Idylles du roi, de lui que procèdent les plus précieuses idées poétiques d'un Matthew Arnold et d'un Swinburne, et, dans le domaine de l'art, d'un Burne Jones. Mystérieux pouvoir du goût, d'une langue saine, d'un bon style ! Ce Malory ne fut qu'un traducteur, un adaptateur : sans lui pourtant, dans l'Angleterre d'aujourd'hui, ni la poésie, ni la pensée, ni l'art ne seraient tout à fait ce qu'ils sont.
*
* *
* *
Ne se peut-il pas que le vieil auteur du Lancelot ait trouvé enfin, chez nous aussi, un renouveleur digne de lui et qui représente en quelque mesure à nos yeux cet Arioste français dont rêvait la Pléiade, ce Malory que nous envions aux lettres anglaises ? Voici que M. Jacques Boulenger s'efforce de le remettre en lumière et en honneur. L'entreprise que le comte de Tressait en 1775, puis Paulin Paris en 1868, ont essayé d'accomplir, il la tente à nouveau, mieux armé que ses devanciers. Il dispose de la magnifique édition du Lancelot, en sept forts volumes in-4°, qu'a publiée à Washington, de 1909 à 1913, aux frais de la Carnegie Institution, M. H. Oskar Sommer (1). Il dispose aussi des commentaires multipliés par de récents érudits, de la très ingénieuse et très profonde Etude de Ferdinand Lot sur le roman de Lancelot (1918), du livre pénétrant d'Albert Pauphilet sur la Queste del saint Graal (1921). A lire son premier volume, celui-ci, on voit d'emblée, à divers indices, que M. Jacques Boulanger n'a négligé aucune de ces sources d'information, et, en outre, que, s'inspirant surtout de la Vulgate, telle que la présente l'édition Sommer, il a connu par surcroît et exploité à l'occasion d'autres versions des mêmes légendes, le Merlin du manuscrit Huth, le Joseph d'Arimathie de Robert de Borron, les poèmes de Chrétien de Troyes, etc.
Tantôt il transcrit sans plus, tantôt, et plus souvent, il adapte. Ainsi a fait avant lui son maître Jean Moréas, en ses Contes de l'ancienne France. Ainsi ont fait plus récemment, chacun selon son tempérament et selon des formules très diverses, tant d'autres renouveleurs, romanciers ou poètes. Voyez le drame de Guillaume d'Orange, de Lionel des Rieux et, sous forme narrative, la Légende de Guillaume d'Orange, de Paul Tuffrau ; — et les Contes de la Vierge, de Jérôme et Jean Tharaud ; — les Amours de Frene et Galeran et la Pucelle à la rose, d'André Mariy, — et le Huon de Bordeaux, d'Alexandre Arnoux : multa renascuntur, au prix de quels efforts ingénieux ! Il faut observer patiemment la manière des vieux maîtres, s'imprégner de leurs couleurs, de leur esprit, puis, procédant comme ils procédaient eux-mêmes à l'égard de conteurs plus anciens, modeler à nouveau la matière épique ou romanesque, élaguer, transposer, combiner, développer ou réduire ; et parfois c'est créer.
Mais j'en appelle à ces récents écrivains, de qui M. Jacques Boulenger se fait l'émule : tous s'accorderont à l'admirer pour l'ampleur et pour la hardiesse de sa tentative. Songeons que ce volume qu'il nous offre, le premier d'une longue série, ne donne encore que le prologue du drame, rien que, l'allegro de la symphonie ; — que la Vulgate, dans l'édition Sommer, compte 2 800 pages grand in-quarto ; — qu'il sagit d'abréger cette immense histoire sans l'appauvrir, et surtout d'obtenir du lecteur qu'il se plaise aux méandres des aventures, à leur fourmillement et à leur enchevêtrement. Puis, telle est la singulière et inéluctable condition de l'entreprise que les difficultés croissent pour le narrateur à mesure que progresse la narration. Au début, en effet, ce n'est guère que la féerie légère des contes de Bretagne, « si vrais et si plaisants », ce ne sont que des thèmes aimables et brillants de chevalerie et de courtoisie, ceux-là mêmes où se complaisait l'Arioste :
Le Donne, i Cavalier, l'arme, gli amori, Le cortesie...
Mais peu à peu se multiplient les épisodes qui sont des présages et des préfigurations de la Quête du saint Graal, et mystérieusement toutes les aventures s'acheminent et convergent vers la légende sainte, chargée de symboles et de mystère. Peu à peu les « chevaleries terriennes » s'orientent vers les « chevaleries célestes ». Il faudra que paraisse dans l'action le héros qu'ont annoncé les prophéties, le chevalier aux armes couleur de feu, le Promis, le Désiré, Galaad, celui que tous à son approche salueront de la même parole d'accueil : « Sire, bien soiez vos venuz, que molt vos avons desiré a veoir » ; car il vient pour rompre les enchantements, pour mettre fin aux temps aventureux, pour animer les chevaliers d'Arthur à la recherche du saint Graal, qui n'est autre que la recherche de Dieu. Il faudra, en un mot, qu'après les livres courtois et féeriques du début, Merlin et Lancelot, se déroule le livre ascétique et mystique du Graal, puis encore le livre tragique de la Mort d'Arthur, où sera dépeint le Crépuscule des héros.
Quelle diversité des thèmes et des tons, et que d'obstacles rencontrera le narrateur au Pays de la Merveille, sur la routa qu'il se fraye à travers la forêt âpre et dure !
Ces difficultés, bien faites pour tenter un esprit « rompu à toutes les métamorphoses » M. Jacques Boulenger, n'en doutons pas, les a mesurées : il aura aimé sa tâche pour ses risques mêmes. La haute aventure qu'il ose tenter, il saura la mener à bien, s'il est muni d'un talisman. Lequel ? J'ai lu quelque part, dans un de ses livres, ceci :
« La race se marque dans le style par un certain tour vif, naturel, aisé, attique ou extrêmement français (c'est tout de même), qu'on y a de naissance et qu'on n'acquiert jamais ; par une façon inimitable de couper, d'agencer ses phrases, de choisir ses tournures, ses expressions, ses mots mêmes, de manière que tout ait d'abord un air « de chez nous », populaire ensemble et royal à force d'aisance, un je ne sais quoi de fort mais de léger, de traditionnel et de neuf, de vieux comme notre patrie et de jeune comme elle. » (Jacques Boulenger, ...Mais l'art est difficile !
21 série, p. 12.)
Ces lignes, M. Jacques Boulenger les a écrites visiblement sans retour sur lui-même et à une heure où il ne pensait pas à nos vieux romanciers. Elles leur conviennent pourtant, et j'ose les appliquer à lui comme à eux.
« Sire, bien soiez vos venez, que molt vos avons desiré à veoir. »
Joseph BÉDIER.
(1) Sous ce titre : The Vulgate version of the Arthurian romances, edited front manuscripts in the British Museum.
dimanche 18 mai 2008
Alphonse Daudet (1840-1897)

- Lettres de mon moulin / Alphonse Daudet.- Paris : Le Club français du Livre, [1967].- 293 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 30).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Bodoni par Primedit-Richir, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 5 mai 1967. Cette édition réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires numérotés de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C et 12000 exemplaires numérotés 1 à 12000. [Exemplaire] n°8074.
mardi 13 mai 2008
Karl Holter (1885-1963)

- Le Parchemin / Karl Holter ; roman traduit du néo-norvégien par Judith Gérard, [introduction de Gilles Gérard-Arlberg].- Paris : Le Club français du Livre, 1948.- 254 p. ; 21 cm.-(Romans ; 26).
- Cet ouvrage, composé d'après les maquettes de Jacques Brailes, en elzévir corps 10, et tiré sur bouffant blanc d'édition, a été achevé d'imprimer le 24 juillet 1948 sur les presses de l'imprimerie Crété, à Corbeil, et relié par Engel, à Malakoff. L'édition en tirage limité hors commerce est réservée exclusivement aux membres du Club français du Livre. Elle comprend 26 exemplaires marqués A à Z, 100 exemplaires numérotés I à C destinés aux animateurs du club et 3000 exemplaires numérotés de I à 3000. Exemplaire n°1522.
INTRODUCTION
Affirmer que certaines œuvres, à certaines époques, résument et catalysent, en quelque sorte, les tendances d'un courant ou d'une tradition littéraire, en les magnifiant et les portant à une perfection difficilement égalable, est devenu un truisme ; mais la découverte, ou plus exactement l'élévation de tels ouvrages au pinacle, n'est généralement l'œuvre que du seul temps, et le critique littéraire, jouant alors le rôle d'historien, ne fait plus que constater un fait qui l'a surpris et qu'il tentera d'expliquer ou de justifier.
Nous ne voudrions, en aucune manière, nous prendre ou nous faire passer pour prophète ou sourcier, mais l'œuvre présente qu'il nous a été donné de connaître en son original nous a paru remplir toutes les conditions et posséder toutes les qualités généralement requises pour passer à la postérité comme œuvre cruciale, exemplaire.
Le Parchemin, qu'un jury couronna en 1938 de la plus haute récompense littéraire norvégienne, semble bien, en effet, être l'aboutissement d'une tradition profonde, non pas seulement des lettres norvégiennes, mais d'une forme de pensée et d'une manière d'expression, de longtemps ancrées dans la nature des courageux habitants de ce petit pays : romantisme à la fois sentimental — ou lyrique — et épique, avec, en surimpression, un symbolisme pittoresque dû à l'inhibition pudique d'un mysticisme refoulé par l'influence luthérienne.
Presque purement romanesque, cette œuvre nous ramène aux sources mêmes de l'inspiration norvégienne nationale. Par sa composition d'abord, qui peut s'apparenter à celle d'une saga ; par son lyrisme, qui puise souvent dans le fonds des légendes folkloriques ; par sa poésie, où l'amour de la nature et des bêtes que l'on y trouve n'est pas seulement scandinave mais proprement norvégien par cette ferveur et cette violence qu'ignorent Danois et Suédois ; par son style et sa langue enfin, sur lesquels il y aurait beaucoup à dire.
Karl Holter écrit, en effet, en landsmaal ou néo-norvégien. Sans entrer dans des détails historiques et philologiques fastidieux, il est bon, pensons-nous, de donner quelques éclaircissements à ce sujet aux lecteurs français, qui ignorent bien souvent que la majorité des écrivains norvégiens d'aujourd'hui n'écrivent plus la même langue qu'Ibsen.
Ce n'est qu'en 19o5 que les Norvégiens obtinrent leur totale indépendance en rompant toute attache politique avec la Suède. Cette rupture donna une force nouvelle au mouvement nationaliste déjà amorcé à la fin du siècle dernier. Le norvégien classique, qui n'était en réalité, à quelques nuances de sens et de prononciation près, que le danois, sembla aux Norvégiens, ivres de leur jeune liberté, un insupportable souvenir du passé, et, peu à peu, des formes dialectales, patoisantes ou anciennes, rajeunies, s'agglomérèrent à la langue courante pour constituer un langage nouveau, tandis que l'écriture, résolument phonétique, achevait de couper les ponts avec le dano-norvégien honni.
Comme pour le provençal littéraire créé par Mistral et employé génialement par lui, — les résultats ne furent pas toujours heureux ; mais certains écrivains, doués d'un goût et d'un instinct sûrs, tirèrent des effets remarquables de cet outil neuf et mordant dont ils disposaient.
Karl Holter est de ceux-là.
La traduction ne peut certes pas rendre avec une fidélité intégrale les recherches musicales ou rythmiques de certaines phrases, ni la couleur de certains mots ou expressions, pittoresque qui vient souvent de hardiesses grammaticales ou morphologiques qui sonneraient faux dans leurs équivalents français.
Cet atout que possédait Karl Holter — cette langue neuve, souple et puissante, et surtout foncièrement nationale — lui a permis de gagner à son jeu et d'écrire une œuvre qui, grâce à elle, est souvent comme un beau poème, tout en restant, non pas populaire, mais expressive des rêves, des élans, des amours d'un peuple.
Si le pittoresque verbal disparaît à la traduction pour le lecteur français — et il faut remercier Madame Judith Gérard de n'avoir pas tenté des équivalences dans le genre Quoi qu'c'est qu'ça ? — il lui reste un merveilleux roman, un vrai roman où ne manque ni l'action, ni la poésie, ni l'exotisme que nous aimons chez les auteurs étrangers, ni surtout le sens de l'œuvre bien construite et bien menée qui apparente Le Parchemin à certains chefs-d'œuvre classiques.
Gilles Gérard-Arlberg.
jeudi 24 avril 2008
Jonathan Swift (1667-1745)

- Instructions aux domestiques suivies des opuscules humoristiques / Jonathan Swift ; traduction de Léon de Wailly, préface de Gilbert Sigaux, illustrations de Chaval et Mose.- Paris (8, rue de la Paix) : Le Club français du livre, 1958.- 221 p. : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm.- (Classiques ; 56).
- Cet ouvrage, composé d'après les maquettes de Jacques Daniel en caractère Garamond corps 14 a été achevé d'imprimer le sept janvier mil neuf cent cinquante-huit sur les presses des imprimeries Paul Dupont à Paris et relié par Engel à Malakoff. L'édition, en tirage limité hors commerce, est réservée exclusivement aux membres du Club français du livre. Elle comprend vingt-six exemplaires marqués A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C destinés aux animateurs du club et dix-mille exemplaires numérotés de 1 à 10000. [Exemplaire] n°1941.
lundi 16 juillet 2007
Kin P'ing Mei

- Kin P'ing Mei ou la merveilleuse histoire de Hsi Men avec ses six femmes / traduit par Jean-Pierre Porret, [introduction de Paul Lavigne.- Paris : Le Club français du Livre, [1967].- 2 vol., 463 + 518 p. : ill. ; 13 cm.- (Privilège ; 25).
- La suite d'illustrations qui accompagne la présente édition de Kin P'ing Mei, a été choisie dans une édition chinoise de ce roman (XVIIe siècle) - (Bibliothèque nationale).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Plantin par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 15 février 1967. Cette édition en deux volumes réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-six exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 15.000 exemplaires numérotés de 1 à 15.000. [Exemplaire] n°2571.
dimanche 15 juillet 2007
Denis Diderot (1713-1784)

- La religieuse / Diderot.- Paris : Le Club français du Livre, [1966].- 383 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 13).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Baskerville par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 3 mai 1966. Cette réédition faite à l'intention des membres du Club français du livre a été tirée à 5000 exemplaires numérotés 1 à 5000. [Exemplaire] n°4600.
samedi 14 juillet 2007
Claude Prosper Jolyot de Crébillon (1707-1777)

- La nuit et le moment ou, les matinées de Cythère / Crébillon fils.- Paris : Le Club français du Livre, [1966].- 206 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 10).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Ronaldson par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 3 mars 1966. Cette édition réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12.000 exemplaires numérotés de 1 à 12.000. [Exemplaire] n°5763.
vendredi 13 juillet 2007
Alexandre Sergueïevitch Pouchkine (1799-1837)

- La fille du capitaine / Pouchkine ; dans la traduction de Louis Viardot.- Paris : Le Club français du Livre, 1967.- 275 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 8).
- Exemplaire en déficit de la page de justification du tirage.
jeudi 12 juillet 2007
Pétrone (.. - 65)

- Le Satiricon / Pétrone ; traduction de Laurent Tailhade, illustré de seize dessins originaux à la plume et lavis par José Bartoli.- Paris : Le Club français du Livre, [1966].- 286 p. : ill. ; 13 cm.- (Privilège ; 23).
- Exemplaire en déficit de la page de justification du tirage.
mardi 10 juillet 2007
Alain (1868-1851)

- Les Aventures du coeur / Alain.- Paris : Le Club français du Livre, [1966].- 356 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 12).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Grotesque par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 10 mai 1966. Cette édition réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12.000 exemplaires numérotés de 1 à 12.000. [Exemplaire] n°4797.
lundi 9 juillet 2007
Benjamin Constant (1767-1830)

- Adolphe / Benjamin Constant ; introduction d'Alfred Roulin.- Paris : Le Club français du Livre, MCMLXVI [1966].- XLV-241 p. ; 13 cm.- (Privilège ; 17).
- Cet ouvrage de la collection Privilège réalisé d'après les maquettes de Jacques Daniel, a été composé en caractère Baskerville par Paul Dupont, à Paris. Il a été imprimé, sur papier Sarca de la Cartiere del Garda et relié par l'Istituto Italiano d'Arti Grafiche. Le tirage en a été achevé le 10 août 1966. Cette édition réservée aux membres du Club français du livre comprend vingt-cinq exemplaires marqués de A à Z, cent exemplaires numérotés de I à C, et 12.000 exemplaires numérotés de 1 à 12.000. [Exemplaire] n°9235.
Inscription à :
Articles (Atom)


