- Grandes figures d'hier et d'aujourd'hui : Balzac, Gérard de Nerval, Wagner, Courbet / [Champfleury] ; avec quatre portraits gravés à l'eau-forte par Bracquemond.- Paris (97, rue Richelieu et passage Mirès) : Poulet-Malassis et de Broise libraires éditeurs, 1861.-XIV-272 p.-[1] f. de pl. en front. : couv. ill. ; 19 cm.- (Œuvres illustrées de Champfleury).
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vendredi 2 novembre 2012
Jules François Félix Husson, dit Champfleury (1821-1889)
jeudi 10 novembre 2011
Prospectus

- [Prospectus] Histoire de soixante ans par Hippolyte Castille.- 10 volumes in-8°, ornés de 40 portraits.... Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Librairie Poulet-Malassis et de Broise, [1859].- 4 p. ; 22 cm.
mardi 8 novembre 2011
Alexis Piron (1689 -1773)

- Œuvres inédites / de Piron, proses et vers, accompagnées de lettres également inédites adressées à Piron par MMlles Quinault et de Bar ; publiées sur les manuscrits autographes originaux, avec une introduction et des notes par Honoré Bonhomme.- Édition ornée de trois fac-similé.- Paris (9, rue des Beaux-arts) : Poulet-Malassis et de Broise, 1859.- XXVII-413 p.-[3] f. de pl. dépl. ; 22 cm.
mardi 7 septembre 2010
Louis Lemercier de Neuville (1830-1918)

- Les Tourniquets : revue de l'année 1861 en 3 actes et 12 tableaux avec prologue et épilogue : revue, corrigée et augmentée de plusieurs scènes, et de quatre tableaux nouveaux / par L. Lemercier de Neuville, représentée pour la première fois, à Paris, sur le théâtre du Figaro, le 15 décembre 1861 ; illustrations de M. Émile Bénassit, gravure de MM. Roch et Jacob.- Paris (97, rue de Richelieu) : Poulet-Malassis, éditeur, 1862.- 107 p. : ill. ; 18,5 cm.

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PRÉFACE
Avant toute chose, l'auteur remercie vivement la critique qui a traité son œuvre avec indulgence. Il est rare aujourd'hui de voir une Revue, genre de pièce, qui, nécessairement, contient des critiques bouffonnes et des appréciations futiles, aussi scrupuleusement analysée par des hommes sérieux, non animés du démon de la partialité. Celui qui écrit ces lignes serait ingrat s'il essayait de relever certaines critiques de détail, mais cependant, dans de l'art, il ne peut faire autrement que de les réfuter.
On lui a reproché la forme vulgaire de sa pièce. A cela il répond comme répondait le loup au petit Chaperon-Rouge : — « Grand'mère que vous avez de grands yeux ? — C'est pour mieux voir, mon enfant ! » C'est pour mieux se faire comprendre qu'il a employé des airs connus, des locutions vulgaires, et qu'il a donné à ses personnages des noms historiques.
Les croquis fantaisistes qui accompagnent ses couplets ont été blâmés sévèrement. Pourquoi ? Le siècle actuel n'est-il pas à l'illustration ? Doré n'a-t-il pas illustré le Dante et les Contes de Perrault ? Ponson du Terrail ne fait-il pas illustrer ses romans ? Ne s'illustre-t-il pas lui même ? N'avons-nous pas le Monde illustré ? L'Illustration ? L'Univers illustré ? Le Charivari ? et bien d'autres ! L'auteur croit que ce reproche est tout simplement puéril, et, quel que soit le respect qu'il ait pour la critique, il ne peut s'empêcher de trouver idiotes de semblables observations.
Le personnage de TOURNIQUET a été aussi vivement attaqué. Les uns l'ont pris au sérieux, d'autres au contraire ne l'ont considéré que comme un COMPÈRE ordinaire.
A ceci, l'auteur répond :
Pas plus que Musset, en écrivant Lorenzaccio, ne croyait faire une pièce, qu'on jouera peut-être un jour - (ne l'espérons pas, elle est si bien jouée à la lecture) — l'auteur n'a voulu faire une œuvre possible à la scène. D'ailleurs, le Compère est bien usé, c'est une ficelle trop peu solide, pour qu'il l'ait choisie ; il a préféré ce ravissant décousu, qui est la trame de la vie humaine ; il se repent même d'avoir, pendant quelques tableaux, enchaîné, à l'aide de ce compère, des situations et des péripéties ; car, dans la réalité, ce personnage n'existe qu'à l'état latent — comme les gaz — : Le compère réel est le succès.
Enfin, — et ceci est un reproche sérieux — on a blamé l'auteur de s'être amusé avec des noms connus, et estimés ; et d'avoir, dans une forme populaire, établi des jugements plus ou moins malveillants, — littérairement parlant, bien entendu — sur des auteurs et des artistes qui ont au contraire besoin de réclames ; — on a trouvé qu'il était trop jeune et trop inconnu pour s'arroger ce droit. Talma a été sifflé à Rouen par des courtauds de boutique ; mais ces courtauds de boutique étaient le public : avaient-ils tort ou raison, qu'importe ! — ils étaient dans leur droit.
C'est comme public que l'auteur se décide à publier cette revue.
Avant de clore cette petite préface, l'auteur tient à remercier les artistes qui lui ont prêté leur concours. Mademoiselle Emma Livry, dont le talent éclate si vivement dans le rôle de l'Allumette, mademoiselle Suzanne Lagier, si touchante dans celui de Rigolboche. Mademoiselle Nelly, si piquante dans l'Ambrette, et mademoiselle Fargueil, si verte dans l'Absinthe. — Ravel dans Tourniquet est magnifique ; le rôle est tout à fait dans ses cordes. Du reste, l'éminent acteur le comprenait si bien, qu'il est revenu exprès de Saint-Pétersbourg pour le jouer. Laferrière, dans le rôle de Markowski a été plein de passion ; M. de Chilly, directeur de l'Ambigu-Comique, qui avait obtenu la permission de jouer le rôle de Jud, a bien rendu cette physionomie terrible et fatale ; Raynard, le désopilant bossu du Théâtre-Déjazet, a bien voulu jouer en travesti Alice la Provençale, il lui a donné tout l'esprit qu'elle n'a pas. Mais le succès a été tout entier pour Achille Machanette, de l'Ambigu ; l'ami de Villemot, qui, dans un rôle de casseur de vitres comme organe, s'est révélé brillant brûleur de planches comme comédien.
Enfin, merci à toutes, merci à tous ! Avec de tels artistes, l'auteur peut dire maintenant - L'avenir est à moi !
Constantinople, décembre 1861.
jeudi 20 mai 2010
Aloysius Bertrand (1807-1841)

- Gaspard de la Nuit : Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Calot / par Louis Bertrand.- Nouvelle édition, augmentée de pièces en prose et en vers, tirées des journaux et recueils littéraires du temps, et précédée d'une introduction / par M. Charles Asselineau, [front. de Félicien Rops].- Paris (65, rue Richelieu) : Chez René Pincebourde, Éditeur à la Librairie Richelieu, seul dépot pour la France ; Bruxelles : Librairie européenne de C. Murquardt, 1868.- XXVIII- 276 p.-[2] f. de pl. en front. ; 19,5 cm.- (Coll. des Curiosités romantiques).
- La couverture porte la date de 1869.- Tirage à 402 exemplaires numérotés : 350 ex. in-8°, papier de Hollande, dit ruche ; 50 ex. grand in-8°, papier de Hollande, dit grand-médian ; 2 id. sur chine. [Exemplaire] n°62 R.P.


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COLLECTION
DE
CURIOSITÉS ROMANTIQUES
CHOIX D'OUVRAGES
SINGULIERS ET RARES DE LA PÉRIODE DE 1830 A 1840
POÉSIES - ROMANS - FANTAISIES
PUBLIÉS SOUS LA DIRECTION DE
M. CHARLES ASSELINEAU
AVEC EAUX-FORTES FRONTISPICES DE
M. FÉLICIEN ROPS
Il n'y a plus de nécessité aujourd'hui à discuter la légitimité et la grandeur du mouvement Romantique. Comme l'a dit un critique, la Littérature Romantique est, quoi qu'on fasse, la littérature du XIXe siècle ; elle ne peut répudier cette étiquette, sans répudier du même coup sa force et son éclat. C'est à cette école bafouée pendant dix ans d'une réaction impudente, que le siècle doit sa splendeur littéraire, ses maîtres et ses chefs-d'œuvre.DE
CURIOSITÉS ROMANTIQUES
CHOIX D'OUVRAGES
SINGULIERS ET RARES DE LA PÉRIODE DE 1830 A 1840
POÉSIES - ROMANS - FANTAISIES
PUBLIÉS SOUS LA DIRECTION DE
M. CHARLES ASSELINEAU
AVEC EAUX-FORTES FRONTISPICES DE
M. FÉLICIEN ROPS
Cette réaction, au surplus, est actuellement battue à son tour. Les esprits intelligents et vraiment lettrés se sont retournés vers ces pionniers de la première heure, et vers ces œuvres du second rang qui dans toute littérature font le commentaire des grandes œuvres, et qui éclairent la route.
C'est un choix de ces ouvrages de l'âge héroïque du Romantisme, devenus par leur rareté et par le prix élevé qu'ils atteignent depuis quelques années sur les catalogues, hors de la portée du plus grand nombre de lecteurs, que nous entreprenons de rendre au public, en les exposant avec confiance à la comparaison avec les ouvrages les plus vantés du temps présent. On l'a dit : « C'est souvent par ce qu'elle a laissé se perdre dans l'oubli qu'on peut juger de la force d'une génération littéraire, et c'est peut-être par la valeur des œuvres du second rang qu'une littérature atteste sa puissance et sa fécondité. » Ces talents du second ordre, ces satellites offusqués par la gloire des chefs ont, en tout cas, leur intérêt.
Parmi ces ouvrages si variés, poésies, romans, voyages, fantaisies, nous avons dû nécessairement limiter notre choix. Nous pouvons donc annoncer que la collection ne dépassera pas dix volumes. Le premier, le Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand, augmenté par des recherches dans les journaux de l'époque, et précédé d'une notice nouvelle par M. Charles Asselineau, l'auteur des Mélanges tirés d'une petite Bibliothèque romantique, vient de paraître.
Nous indiquerons comme devant suivre à court délai, les œuvres les plus remarquables de Pétrus Borel , de Régnier-Destourbet ; Fontanay (lord Fieling), auteur des Scènes de la Vie castillane, Théophile de Ferrière (Samuel Bach); Arvers ; etc., etc. ; la collection se complétera par deux volumes de Mélanges d'auteurs différents.
mardi 18 mai 2010
Maxime Du Camp (1822-1894)

- En Hollande : Lettres à un ami / par Maxime Du Camp ; suivies des catalogues des musées de Rotterdam, La Haye et Amsterdam.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et de Broise, Libraires-éditeur, 1859.- 383 p. ; 19 cm.
dimanche 16 mai 2010
Hippolyte Babou (1823-1878)

- Les Payens innocents : nouvelles / par Hippolyte Babou.- Paris (4, rue de Buci) : Poulet-Malassis et de Broise, Libraires-éditeur, 1858.-XXII-337 p. ; 19 cm.
- Contient : La Gloriette ; Le Curé de Minerve ; Le Dernier flagellant ; L'Hercule chrétien, Jean de l'Ours ; Histoire de Pierre Azam ; La Chambre des belles saintes.
vendredi 5 mars 2010
Jules François Félix Husson, dit Champfleury (1821-1889)

- La Succession Le Camus / [Champfleury] ; avec un frontispice dessiné et gravé par Fr. Bonvin ; Les Amis de la Nature / [Champfleury] avec un frontispice gravé par Bracquemond d'après un dessin de Gustave Courbet et précédés d'une caractéristique des œuvres de l'auteur par E. Duranty.- Paris (97, rue Richelieu et passage Mirès) : Poulet-Malassis et de Broise libraires éditeurs, 1861.-XL-141-[1] f. de pl. en front. + 324 p.-[1] f. de pl. : couv. ill. ; 19,5 cm.- (Oeuvres illustrées de Champfleury ; 1).
- Dans cet exemplaire Les Amis de la Nature sont placés en tête.

vendredi 11 décembre 2009
Théophile Gautier (1811-1872)

- Poésies de Th. Gautier qui ne figureront pas dans ses œuvres précédées d'une autobiographie ornée d'un portrait singulier / [Théophile Gautier ; Poulet-Malassis].- France : Imprimerie particulière [Bruxelles : Poulet-Malassis], MDCCCLXXIII [1873].- 84 p.-1 f.de pl. en front.-1 f. de pl. dépl. ; 21,5 cm.
- Tirage à 150 exemplaires papier de Hollande, et 12 sur Chine ; les derniers numérotés de 1 à 12. [Exemplaire sur Hollande].

AVERTISSEMENT SUR LE PORTRAIT
Goguenard, cambré, à tous crins, ce Théophile Gautier est celui des Jeune-France, de Mademoiselle de Maupin, de la Comédie de la mort ; - si différent du Gautier impérial, aux paupières gonflées, à la chevelure affaissée, à la démarche lente, que notre génération a connu et que MM. Bracquemond et Jacquemard ont gravé.
Il est réduit d'un portrait-charge lithographié par Benjamin Roubaud, de la série du Panthéon charivarique, publié en 1838, avec cette légende :
Théophile Gauthier (sic) est de ce poil énorme
Né coiffé... Quel toupet ! Puisqu'il n'est amoureux
Systématiquement que de la belle forme,
Il devrait bien changer celle de ses cheveux.
Ce méchant quatrain pourrait être remplacé par les vers superbes du Château du souvenir, dans Emaux et camées :
Terreur du bourgeois glabre et chauve,
Une chevelure à tous crins
De roi franc ou de lion fauve
Roule en torrent jusqu'à ses reins.
Tel, romantique opiniâtre,
Soldat de l'art qui lutte encor,
Il se ruait vers le théâtre,
Quand d'Hernani sonnait le cor...
lundi 7 décembre 2009
Jean-François Cailhava de l'Estandoux (1731-1813)

- Le Soupé des Petits-Maîtres : ouvrage moral / Cailhava de l'Estandoux ; [Avertissement par Auguste Poulet-Malassis ?].- Réimpression sur l'édition de l'an VI avec les épisodes retranchés dans celle de 1782.-Bruxelles (Impr. de J. H. Briard, 31 rue des Minimes) : Chez tous les libraires, MDCCCLXX [1870].- IV-282 p. ; 16,5 cm.- (Curiosités historiques et littéraires).
- Tirage à 147 exemplaires : 140 ex. sur papier de Hollande, 4 ex. sur grand papier de Hollande, 3 ex. sur chine.
- La p. de titre et la couv. portent : "Les estampes sont de la main de l'auteur" [voir ci-dessous].
AVERTISSEMENT
Un scrupule d'éditeur a retardé cette réimpression annoncée il y a plus de deux années déjà. La France littéraire de Quérard, répétée par la Biographie universelle de Michaud, donne à la première édition du Soupé (qu'elle intitule le Soupir) la date de 1772. Se procurer cette édition princeps était pour nous comme un cas de conscience.
Après des recherches aussi infructueuses que longues, nous croyons que Quérard s'est trompé sur la date comme sur le titre. L'édition du Soupé la plus ancienne que nous ayons pu recouvrer est de 1782. Nous y avons copié les suppressions faites par Cailhava dans sa réimpression de l'an VI, très-soignée, très corrigée, et à la fois diminué et augmentée.
Voilà la description de ces deux éditions :
1° LE SOUPÉ, CONTE MORAL ; à Londres MDCCLXXXII ; in-12, en deux parties, ensemble de 223 pp. - Un des plus rare volume de la Bibliothèque amusante.
2° LES CONTES EN VERS ET EN PROSE DE FEU L'ABBÉ DE COLIBRI, OU LE SOUPÉ, CONTE COMPOSÉ DE MILLE ET UN CONTES. Epigraphe : Tout conteur est un sot, - S'il n'embellit la chose en esquivant le mot. - (Les estampes sont de la main de l'auteur) ; Paris, an VI, imp. de Didot jeune, in-18, en deux parties de 157 et 152 pp.
Il n'y a pas d'estampes, mais deux projets de frontispices impossibles, ou à peu près ; satires amusantes de la manies d'images qui avait possédé Dorat et ses émules. - Cette édition de l'an VI s'est vendue sans obstacle durant vingt ans ; les derniers exemplaires, en papier fin, et en papier vélin, sont portés au catalogue de Maradan, 1817. Puisse la présente édition jouir d'une tolérance semblable, fût-elle moins longue de beaucoup !
L'auteur du livre l'avait nommé le Soupé ; M. Charles Monselet l'a baptisé le Souper des Petits-Maîtres, sur les fonts de ses Galanteries du XVIIIe siècle (1). Ce parrain par vocation libertine, a trouvé le vrai titre qui avait échappé au père ; on dirait aujourd'hui : Le Souper des Petits-Crevés.
On trouvera sur Cailhava de l'Estandoux, dans la Biographie universelle de Michaud, une notice étendue, signée A-T (Audiffret). Bien que la liste des œuvres de cet auteur dramatique, en même temps grand théoricien du théâtre, soit fort longue, rien depuis sa mort (1813) n'en a été réimprimé. Son nom est resté surtout par la dédicace du Petit Dictionnaire de nos grands hommes de Rivarol, qui n'est pas précisément une recommandation.
Le Souper des Petits-Maîtres peut ramener un moment sur Cailhava de l'Estandoux l'attention des curieux de littérature galante. Avec ses équivoques, ses afféteries, ses mièvreries, ses gravelures mythologiques, réminiscences scholaires de l'Appendix de diis du R. P. Jouvency, ce petit livre est une date dans l'histoire des mœurs de la jeunesse légère, et peut-être bien le chef-d'œuvre de la littérature trumeau.
___________________
(1) P. 134 de l'éd. Michel Lévy.
vendredi 19 juin 2009
François-Joseph de La Grange-Chancel (1677-1758)

- Les Philippiques / de La Grange-Chancel.- Nouvelle édition, revue sur les éditions de Hollande, sur le manuscrit de la bibliothèque de Vesoul, et sur un manuscrit aux armes du Régent, précédée de Mémoires pour servir à l'histoire de La Grange-Chancel et de son temps en partie écrits par lui-même avec des notes historiques et littéraires / par M. de Lescure.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et de Broise, imprimeurs-libraires-éditeurs, 1858.- 426 p. ; 19,5 cm.
- Contient le Catalogue de la Librairie Poulet-Malassis et De broise, Septembre 1858 (4 p.).
mercredi 17 juin 2009
Émile Montégut (1826-1895)

- Essais sur l'époque actuelle : Libres opinions morales et historiques : du Génie français ; la Renaissance et la Réformation ; des Controverses sur le VIIIe s. ; de la Toute-puissance de l'industrie ; de l'Individualité humaine dans la société moderne ; de l'Idée de monarchie universelle ; de l'Homme éclairé ; de l'Italie et du Piémont ; Fragment sur le génie italien ; Werther ; Hamlet ; Confidences d'un hypocondriaque / par Émile Montégut.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et de Broise, imprimeurs-libraires-éditeurs, 1858.- VIII-270-30 p. ; 19 cm.
- Exemplaire avec le Catalogue de la Librairie Poulet-Malassis et De Broise, imprimeurs-libraires-éditeurs, Juin 1858 (30 p.), contient aussi in fine Extrait du catalogue de la Librairie E. Dentu, Palais-Royal, 13, galerie d'Orléans, 1858 (4 p.).
mercredi 3 décembre 2008
Jehan de La Fontaine (1381-14..)

- La Fontaine des Amoureux de Science / composée par Jehan de La Fontaine, de Valenciennes en la Comté de Henault ; poème hermétique du XVe siècle publié par Ach. Genty.- Paris (97, rue de Richelieu et 36, passage Mirès) : Poulet-Malassis et de Broise, libraires-éditeurs, 1861.- 93 p. ; 16 cm.- (Coll. Ach. Genty. 1ère série. 3).
- Tiré à 355 exemplaires : 150 sur raisin, 145 sur vergé, 50 sur vélin, 10 sur chine.
mercredi 2 juillet 2008
Eugène Noël (1816-1899)

- Le Rabelais de poche avec un dictionnaire pantagruélique tiré des œuvres de François Rabelais / Eugène Noël.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et De Broise, 1860.- 248 p. ; 18 cm.

PRÉFACE
Il était assez difficile de publier un RABELAIS DE POCHE à l'usage de tous. On l'a essayé pourtant, mais le lecteur ne doit pas oublier que Rabelais, quoi qu'on fasse, sera toujours Rabelais, et que l'on ne tirera jamais de ses œuvres un livre pour l'éducation des demoiselles. Aussi n'est-ce pas ce que l'on a tenté ici. Nous avons eu en vue surtout de remettre en lumière, dans ces fragments, la belle langue de nos pères. On a fait précéder ce recueil d'un abrégé rapide de l'œuvre de Rabelais qui, je crois, facilitera beaucoup l'intelligence de l'œuvre complète et qui , dans tous les cas, ne sera pas, je l'espère, la partie la moins amusante du livre. Si, malgré tous nos soins, l'on trouvait encore dans ces extraits certaines histoires, certaines réflexions trop vives ou trop naïves, on pourrait désigner ici aux lecteurs délicats les articles auxquels ils feront bien de ne pas s'arrêter.
Les dames , par exemple, pourraient passer sans les lire, dans notre DICTIONNAIRE PANTAGRUÉLIQUE, les mots : Ane, - Anneau d'Hans Carvel, - Avignon, - Bergerottes, - Chanson, - Diable de Pape-Fliguière, - Femme, - Lieues de France.
Mais, le dirai-je ? je crains que ces passages ne soient précisément ceux qu'on lira le plus.
Après tout, si l'on nous reprochait d'avoir fait une publication un peu rabelaisienne, nous aurions à répondre que cet inconvénient était inévitable dans une œuvre où il s'agissait d'analyser et de citer Rabelais. Il me semble que notre excuse vis-à-vis du public est tout entière dans ces mots.
Nous n'avons qu'on but en publiant ce recueil : réapprendre à nos contemporains la vraie langue française et montrer par ces fragments que, sauf l'orthographe, sauf deux ou trois tournures de phrases et quelques différences de prononciation, la langue de Rabelais est encore aujourd'hui celle du peuple. Aussi, pour refaire du PANTAGRUEL un livre accessible à tous, il ne fallait que lui donner l'orthographe actuelle, redresser quelques inversions imitées des langues anciennes, effacer ce qui ne s'adressait qu'aux contemporains, enlever à cette œuvre l'obscure mythologie dont elle fut à dessein enveloppée et qui seule en rendit la publication possible au milieu des bûchers et des gibets du XVIe siècle ; puis il fallait en extraire quelques articles, les donner dans leur ordre alphabétique, en composer un dictionnaire pantagruélique et aller ainsi bravement depuis A jusqu'à Z.
Si des lecteurs superficiels s'effarouchaient de certains mots du texte rabelaisien, on leur répondrait que ces mots étaient en usage aux XVIe et XVIIe siècles, comme ils le sont encore aujourd'hui parmi le peuple ; mais nos précieux et précieuses, en dépit de Molière, les ont bannis du beau langage. Le mot de Sganarelle, entre autres, a été définitivement proscrit, chose admirable ! par les gens les plus sujets au désordre qu'il exprime.
Le mot si joli, si net, si bref, dont nous conservons les dérivés acculer, reculer, reculade, etc., a été détrôné par le moi derrière, mot vague, qui s'appliquant à l'homme ne peut que désigner indistinctement, des talons à la nuque, tout le derrière humain. Essayez d'en tirer les dérivés que l'ont obtient avec l'autre.
Le mot bren, de décence admirable par sa prononciation rapide qui désignait l'objet, sans que la langue et l'esprit s'y arrêtassent, avait aussi d'excellents dérivés : breneuse , embrener, etc. ; nous l'avons remplacé par deux ou trois vilains mots à syllabes traînantes, où la langue s'empêtre, et qui restent sans dérivés et sa filiation possible.
La supériorité d'une langue, c'est d'avoir des mots qui passent aisément du substantif au verbe, à l'adjectif, à l'adverbe :
Grâce, gracieux, gracier, gracieusement.
Ce n'est pas que chaque jour des mots nouveaux ne doivent s'introduire dans les langues vivantes ; mais ces mots (même tirés d'une langue étrangère ou ancienne) doivent être créés modifiables, selon la nécessité du discours ; comme télégraphe, par exemple, qui se prête si bien à toutes les modifications du langage : télégraphe, télégraphie, télégraphier, télégraphique, télégraphiquement. Mais que ferez-vous du mot wagon ? Il ne peut remplacer voiture qui nous donnait, voiturer voiturin , voiturier, voiturable, etc.
Outre ces proscriptions de mots, la langue a subi, depuis Rabelais, quelques changements dans sa prononciation ; on y a, de plus en plus, fait sentir les consonnes. Molière déjà se moquait de ceux qui ne laissent échapper, en parlant , aucune lettre de la plus scrupuleuse orthographe.
Nos acteurs prononcent ainsi le premier vers des PLAIDEURS :
Ma foi, surr l'avenirr bien fou qui se fiera ;
mais Racine et ses contemporains disaient , comme nos paysans :
Ma foi, su l'aveni bien fou qui se fiera.
Ces observations ont été faites avec autant de justesse que de science dans le livre de M. F. Génin sur les variations du langage français ; mais je ne sais si M. Génin insiste suffisamment sur les différences de prononciation survenues dans la langue depuis trois siècles ; on pourrait citer comme preuve de ces changements, les paroles de Grandgousier à la naissance de son fils. L'enfant demande à boire, à boire ! à boire ! d'une voix terrible ; et le père s'écrie « QUE GRAND TU AS (supple le gosier), ce qu'entendant les assistants, ils dirent que vraiment il devait avoir, à cause de cela, le nom de Gargantua, puisque telle avait été la première parole de son père à sa naissance ; à quoi celui-ci consentit, et ce nom plut très-bien à sa mère. »
Il avait donc prononcé, non pas que grand tu as, mais — en transposant l'R du deuxième mot à la fin du premier, par horreur des accumulations de consonnes, et aussi en adoucissant un peu le Q — gueux gand tu as ; mais gueur semblait trop dur encore, trop germanique ; il dut prononcer guer gand tu as. Vous avez entendu sans doute de ces transpositions de consommes d'un mot à un autre ; car notre longue demandait à couler douce et suave comme l'italien ; mais nous nous sommes faits à plaisir Allemands et Anglais.
Guer gand tu as, voilà donc le nom du héros ; on écrivit Gargantua, mais les paysans prononcent encore Guergantua ou plutôt Guergantouas.
Il est dans l'esprit de la langue française d'éviter les accumulations de consonnes. Nous avons beau écrire gredin, le peuple persiste à prononcer gueredin ; de même il dit abre pour arbre, gère pour genre, siner pour signer ; il change dur en dru ou dru en dur selon les nécessités euphoniques.
L'euphonie est le premier besoin de nos langues romanes ; de là notre horreur de l'hiatus. Ecrivez quatre yeux, le peuple dira quatre-z-yeux ; écrivez va en guerre, le peuple dira va-t-en guerre, mettant ici la consonne euphonique dure parce qu'il s'agit de guerre ; mais il emploiera l'euphonique douce et glissante dans le va-z-en ville. Les beaux parleurs ont ri du langage de ces deux paysans se disant l'un à l'autre, en plein tribunal :
- T'é-t-un menteux.
- Et toi-n-un trompeux.
Le premier eût pu dire : — T'é-s-un.... mais il est en colère, et, pour accentuer plus fortement, il change l'S en T. Remarquez cette nuance !
Des pédants auraient dit : — Tu es un menteur. — Et toi un trompeur. Deux hiatus, deux affreux barbarismes.
Ces observations n'étaient pas inutiles à propos de Rabelais, car il importe de savoir, pour comprendre tout le mérite d'un livre déjà vieilli de langage, comment les contemporains le prononçaient. Certains effets d'harmonie et de rhythme ne sont appréciables qu'à cette condition ; on en peut citer pour exemple cette phrase de l'histoire du mari qui avait épousé une femme muette : Le mari voulut qu'elle parlât ; elle parla par l'art des médecins. Lisez comme on lit de nos jours et l'intention est perdue, tandis qu'en prononçant comme les paysans de quelques-unes de nos provinces, ou comme au XVIe siècle, vous apercevez une consonnance piquante : « Le bon mari voulut qu'elle palat ; elle pala pa' la' des médecins. »
Le peuple ne fait guère sentir que les consonnes euphoniques, et le peuple reste ainsi dans le vrai génie de notre langue.
On avertit donc les lecteurs qu'ils trouveront ici la langue française dans toute son énergie et son ampleur populaires.
Le livre de Rabelais est, par ce côté, comme par bien d'autres, le plus grand monument de notre littérature.
Il n'y a pas, en effet, de nom plus populaire que celui de Rabelais ; mais à cause du langage et de la vieille orthographe, son livre ne pouvait avoir qu'un nombre très-restreint de lecteurs ; on a tâché, dans ce recueil, de le rendre accessible à tous. Ceux qui ne le pouvaient lire dans l'ancien texte seront, je crois, bien aises de trouver là enfin l'histoire si populaire des moutons de Panurge, vraie comédie aristophanesque dont Molière ne nous a donné que deux traits, celui de monsieur Josse, l'orfèvre, passé en proverbe , et celui dit fagoteux : « Il y a fagots et fagots. »
On trouvera avec plaisir aussi, je l'espère, dans notre DICTIONNAIRE PANTAGRUÉLIQUE, les histoires de maître François Villon, surtout sa réponse au roi d'Angleterre, à propos des armes de France ; et la fable de l'âne et du cheval (critique de la vie monacale) et l'anneau d'Hans Carvel (ce précurseur d'Arnolphe), et l'histoire du pauvre bûcheron Couillatris (qu'un commentateur délicat appelle Cocatrix) et le beau chapitre sur l'éducation, et celui sur l'empereur Picrochole (parodie de Charlequint) et tant de jugements célèbres sur Dieu, sur la justice, sur l'homme, sur la nature qui font, du livre de Rabelais le plus étonnant peut-être qu'aient produit les lettres humaines ; livre admirable, surtout par le sentiment de sérénité qu'il inspire, livre de joie et d'espérance invincible.
Eugène NOEL.
dimanche 25 mai 2008
Théodore de Banville (1823-1891)

- Esquisses parisiennes : scènes de la vie / par Théodore de Banville.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et De Broise, 1859.- 402 p. ; 19,5 cm.
- Les Parisiennes de Paris ; Les Noces de Médéric ; Un valet comme on n'en voit pas ; La vie et la mort de Minette ; Sylvanie ; Le festin des Titans ; L'illustre théâtre.
jeudi 15 mai 2008
Taxile Delord (1815-1877)

- Les Troisièmes pages du journal Le Siècle : portraits modernes : F. Lamennais, Edgar Quinet, Jules Simon, Prosper Enfantin , Eugène Pelletan, Achille de Vaulabelle, Henri Martin, Guizot, Timon, Royer-Collard, Saint-Marc Girardin, Saint-Just, Merlin de Thionville, Ferdinand II, Falloux, Lacordaire / par Taxile Delord.- Paris (97, rue de Richelieu et passage Mirès) : Poulet-Malassis et De Broise, 1861.- 492 p. ; 19 cm.
lundi 22 octobre 2007
Charles Monselet (1825-1888)

Les Tréteaux / de Charles Monselet avec un frontispice dessiné et gravé par Bracquemond.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et De Broise, libraires-éditeurs, 1859.- 268 p.- 1f. de pl. + [12] de catalogue et d'annonces ; 19 cm.
vendredi 5 octobre 2007
Jean Vauquelin de La Fresnaye (1536-1607)

- L'art poétique / de Jean Vauquelin sieur de La Fresnaye (1536-1607) ; publié par Achille Genty.- Paris (97, rue Richelieu) : Librairie Poulet-Malassis ; et aux bureaux de l'Ecrin du Bibliophile (21, rue de Seine-Saint-Germain), 1862.- XXIII-147 p. - 1 portrait photographique en front. + [10] p. de catalogue ; 16 cm.
- Tirage à 355 exemplaires : 150 sur raisin, 145 sur vergé, 50 sur vélin, 10 sur Chine. [Exemplaire] n°74.
jeudi 4 octobre 2007
Charles Marie René Leconte de Lisle (1818-1894)

- Poésies complètes : poèmes antiques ; poèmes et poésies (ouvrages couronnés par l'Académie française) ; poésies nouvelles / de Leconte de Lisle ; avec une eau-forte dessinée et gravée par Louis Duveau.- Paris (9, rue des Beaux-Arts) : Poulet-Malassis et de Broise, imprimeurs-libraires-éditeurs, 1858.- 333 p.- 1 f. de pl. + 30 p. de catalogue ; 19 cm.
mercredi 20 juin 2007
Curiosa

- Le Caleçon des Coquettes du jour suivi des Priapées de Maynard.- A Bruxelles : Chez le successeur du Poulet mal assis [Henry Kistemaeckers], [ca1885].- 104 p. : ill. en front.- 19 cm.
- Tiré à 200 exemplaires non mis dans le commerce.
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AVERTISSEMENT
Nous faisons cadeau au public littéraire d'une édition des Priapées de Maynard, pièce comparables aux meilleures qui existent en ce genre et qui, enfouies aux manuscrits de la Bibliothèque de l'Arsenal (B.L.F. 99, in-4°) étaient restées preques inconnues. Un excellent bibliophile en avait fait cependant, à une date déjà ancienne, une copie textuelle qu'il a bien voulu nous communiquer aujourd'hui. Nous avons recherché, dans les oeuvres imprimées et dans divers autres recueils de poésies publiés à la même époque, les autres pièces libres du même auteur, afin d'en former ce petit volume qui sera, nous l'espérons, bien accueilli, étant, pour son objet, aussi complet que possible.
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