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mardi 10 mai 2016

Henri de Régnier (1864-1936)

  • Les Vacances d'un jeune homme sage / par Henri de Régnier ; [ill. de P.-A. Masui-Castricque].- Bruxelles (64, rue Moris) : Éditions de la Chimère, 1921.- 187 p. : ill. ; 19,5 cm.

    • LES VACANCES D'UN JEUNE HOMME SAGE de H. DE RÉGNIER, établi par Marcel Cerf pour les « Éditions de la Chimère », orné de compositions de P.-A. Masui-Castricque, tiré à 50 exemplaires sur papier de Hollande de Van Gelder, numérotés de 1 à 50, 50 exemplaires sur papier vergé d'Arches, numérotés de 51 à 200, et 800 exemplaires sur papier vélin du Marais, numérotés de 201 à 1000, a été achevé d'imprimer le 28 octobre mil neuf cent vingt et un. EXEMPLAIRE N°199.

CE petit roman, que j'aime beaucoup, a assez peu l'air de ressembler aux ouvrages du même genre que j'ai déjà donnés au public, pour valoir peut-être la peine de faire remarquer qu'il en est moins différent qu'il ne le parait.

Comme eux, en effet, il essaie de raconter certaines façons de vivre, soit du temps passé, soit de notre temps. Cela n'est pas dit pour ajouter à mon travail de romancier un aspect d'unité auquel il n'a guère droit, mais seulement pour indiquer, en des écrits assez divers, le point qui leur est commun, outre celui de ne provenir de rien d'autre que d'un même goût, qui m'est naturel, de me divertir à des événements et des personnages.

Ce sont des figures plaisantes et naïves que l'on rencontrera dans ces Vacances d'un jeune homme sage. J’ai tâché de les dessiner avec vérité. Je les crois vraies, mais il ne faudrait pas les croire réelles. Elles ne le seront qu'autant qu'elles vivront dans la mémoire de ceux qui auront bien voulu feuilleter ces pages familières. Qu'elles les aident à se souvenir, car ils y trouveront rapportés
quelques-uns des petits événements qui, à quinze ans, nous émeuvent le plus et qui, plus tard, nous font sourire, comme on sourit du passé, avec regret et mélancolie. 1903. R.

mardi 22 mars 2016

Roger Kervyn de Marcke ten Driessche (1896 – 1965)

 
  • A B C D aire / Roger Kervyn de Marcke ten Driessche (1896 – 1965.- Bruxelles (17, rue du Grand Cerf) : Les Éditions De Visscher, [1954?].- [16] p. ; 9,5 cm.
    • Le présent Abécédaire, publié aux dépens des Éditions De Visscher, 17, rue du Grand Cerf à Bruxelles, a été composé en caractères Garamont corp 8, et imprimé par les Éts Vromant, 3, rue de la Chapelle, Bruxelles. Cette édition hors commerce a été tirée à mil trois cents exemplaires, dont mil deux cents sur vergé de France, numérotés de 1 à 1200, et cent exemplaires sur simili Japon, numérotés de I à C, tous exemplaires portant la Marque H.C. [Exemplaire n°] 144.


 


mardi 1 mars 2016

Léopold Jean Rostagni dit Jean-Léo (1922-20..)

  • Bibliographie de la Commune de 1871 : 1871-1970 / Jean-Léo.- Bruxelles (238, Avenue Orban - 1150) : Le Grenier du collectionneur, 1970.-48 p. : couv. ill. ; 21,5 cm.
    • Cet ouvrage a été tiré à 650 exemplaires, dont 75 exemplaires de luxe, sur Offset blanc bouffant, numérotés de 1 à 75. 

 *
* *
 
[Préface]
 
Le présent essai bibliographique, qui, j'ose l'espérer, rendra quelques services aux chercheurs et aux historiens du centenaire, n'a d'autre prétention que de compléter « La Commune di Parigi » du professeur Giuseppe Del Bo, paru en 1957. On y trouvera quelque 300 titres anciens non cités par le bibliographe italien, et ceux (je ne dis pas : tous ceux ; je suis sans illusions) parus depuis 1957 jusqu'à ce jour. Je me suis également efforcé de signaler les ouvrages nouveaux à paraître en 1970 et en 1971. Chaque fois que cela m'a été possible, j'ai complété les descriptions par une brève notice. On le verra : j'ai adopté l'ordre alphabétique absolu, classement simple, simpliste même, mais dont les inconvénients seront, je pense, atténués par la présence d'un index des noms et surtout d'un index des sujets. On ne vient pas à bout d'un travail bibliographique sans contracter quelques dettes de reconnaissance. Je dois un coup de chapeau à MM. J. Rougerie et G. Haupt, dont la bibliographie 1940-1961, parue dans « Le Mouvement social » en 1961 et 62, m'a été d'un grand secours. Je suis heureux de remercier aussi, pour leur aide généreuse, M. Henry de Surirey de Saint-Rémy, conservateur en chef de la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris ; le docteur Jacques Duchaîne, de Bruxelles, collectionneur averti ; M. Marcel Thourel, libraire à Grisolles ; M. F. Sartorius, bibliothécaire à l'Université Libre de Bruxelles ; et M. Robert Van Bel, bibliothécaire à la Bibliothèque Royale de Belgique, qui m'a facilité avec tant de bonne obligeance l'accès et le travail au Fonds spécial VI.

 J.-L. 
Avril 1970.

mardi 23 février 2016

Claude Prosper Jolyot de Crébillon (1707-1777)

  • Le Sopha : Conte moral / de Crébillon le fils ; [gravure de J.-A. Hanriot].- D'après les copies de l'édition de Londres MDCCLXXIX.- Bruxelles (32, Galerie de la Reine) : Ch. Gilliet libraire-éditeur, 1884.- 337 p.- [1] f. de pl. en front. ; 18,5 cm.

mardi 2 février 2016

Jean-Marie Culot (18..-19..)


  • Préfaçons et contrefaçons belges (1816-1854) : catalogue enrichi d'une préface et de notes / par J. Culot, bibliophile bruxellois.- Bruxelles (8, rue du Commerce) : A la librairie  Fernand Miette, 1937.- 85 p. ; 25,5 cm.
    • Il a été tiré de ce catalogue cinq cents exemplaires numérotés et paraphés par l'auteur. [Exemplaire] n°436.

PRÉFACE

Les contrefaçons belges d'auteurs français de la première moitié du siècle dernier, après avoir connu le grand succès et fait couler beaucoup d’encre, étaient tombées dans le plus profond oubli.

Quelques bibliophiles d’avant-guerre ne les ignoraient pas, il est vrai, et Vicaire, dans son « Manuel de l'Amateur de livres du XIX‘ siècle » en cite quelques-unes de ci de là. En ce qui concerne Balzac, il donne, des éditions belges, une liste fort incomplète. Pour Victor Hugo, George Sand et Musset, il se borne à copier l'étude sur les éditions in-32, Laurent par Arthur Boitte et s’il reconnaît à celles-ci quelque mérite, il parle des autres de la façon la plus dédaigneuse, les taxant d’incorrection et leur refusant la moindre valeur. Cependant, par un comble d’illogisme, il lui est arrivé, parfois, de les
qualifier du titre d'éditions originales. Tel est le cas pour : « Les Deux Etoiles » par Théophile Gautier -Bruxelles, Tarride, 1848, 2 vol. in-18 (tome III. page 905) - et pour « Simples lettres sur l’art dramatique » par Àlexandre Dumas — Bruxelles, Hauman. 1844, in-18 (tome III, page 364) qui sont tout bonnement des préfaçons.

Carteret dans le « Trésor du Bibliophile romantique et moderne » adopte l'attitude de Vicaire à l’égard des éditions belges et commet la même inconséquence que lui en qualifiant d’originale
l'édition de « Les Dieux en exil » par Henri Heine - Bruxelles, Kiessling et Compagnie, 1853. un vol. in-18 - en ajoutant « Charmant petit volume peu connu, c’est un bijou littéraire » c'est aussi une préfaçon.

Bref ! à part quelques très rares exceptions, les pauvres petites éditions belges, parias de la librairie, honteuses productions des flibustiers de la littérature, étaient donc frappées d'anathème par des bibliographes d’une autorité incontestée et rejetées avec mépris des plus modestes bibliothèques,

Un demi-siècle d'ostracisme a bien failli leur être fatal, car après avoir encombré la boutique des brocanteurs, elles allaient invariablement finir leur triste vie dans la cuve aux vieilles chiffes des fabricants de papier, quand elles n’étaient pas vouées à un usage plus ignominieux encore. Malgré le tirage parfois considérable qui en a été fait, faut-il s’étonner, dés lors, de leur rareté ? Enfin, â cause de leur prix minime, ces petits livres ont été maniés pendant près d'un siècle par des mains peu soigneuses : aussi - leurs couvertures de papier mince, leur brochage fragile aidant - les trouve-t-on généralement dans un état de délabrement défiant les restaurations les plus habiles.

Je ne m'étendrai pas sur le mérite des petites éditions belges, Monsieur Vandérem, avec un talent qui n'est pas à ma portée, a établi, dans le Bulletin du Bibliophile. l'excellence des préfaçons belges. Monsieur Vander Perre a analysé, dans la même revue, toute une série de ces préfaçons particulièrement d’œuvres de Honoré de Balzac. Tous deux ont, je crois, fait l'éloge de la qualité du papier souvent employé par les éditeurs belges et des soins typographiques apportés dans l'impression de beaucoup de leurs productions. Monsieur Vander Perre a parlé des petites vignettes sur bois — parfois charmantes — qui ornent les titres et quelquefois les têtes de chapitres Il a fait dans un de ses articles la distinction entre une édition soignée mise en vente par Hauman et une édition plus commune du même ouvrage, donnée par le même éditeur pour servir de prime aux abonnés du journal « Le Politique ». Cette remarque pourrait être généralisée en ce sens qu'une démarcation bien nette doit être faite entre les éditions sur beau papier vélin fin de format généralement plus grand, d'une typographie soignée et correcte et d’un tirage plus restreint parce que vendues 2 a 3 francs le volume et les ouvrages parus en collections à bon marché — 35 à 70 centimes — d'un tirage beaucoup plus considérable, telles que la Bibliothèque économique de Wahlen — le Museum littéraire de Jamar puis Lebègue — La Galerie littéraire de Lebègue et Sacré fils — La Nouveauté littéraire de Perrichon et Tarride et les primes données par les journaux ; tout ces petits volumes étant imprimes hâtivement, avec peu de soins et sur du papier de qualité moindre. Il y a là une distinction qui n'a pas encore été faite, du moins dans un sens général et qui a cependant son importance, car la valeur d'un livre ne dépend pas uniquement de la valeur du texte : à texte égal la beauté du livre et sa plus grande  rareté sont des facteurs importants de sa valeur marchande. Cette remarque ne se justifie, pour les préfaçons, que lorsqu'il s'agit d'éditions belges parues simultanément ou à quelques jours d'intervalle ; car, dans ce dernier cas, il me semble impossible d'accorder à l'une ou l’autre édition une priorité de date et que l'on doive les considérer comme parues en même temps.

Un mot encore de la valeur marchande des éditions belges. Il me semble que si Monsieur Vanderem s'est constitué le champion heureux des préfaçons apportant ainsi un élément précieux à la bibliophilie nouvelle — et j'avoue que cette tâche était loin d'être aisée — il n'a cependant pas rompu toute attache avec l'ancienne bibliophilie et il manifeste encore une prévention excessive envers les contrefaçons. Dans un article paru en janvier 1927 dans le Bulletin du Bibliophile, reproduit dans « La Bibliophilie Nouvelle », pages 1 à 5, il dit que « vulgaires contrefaçons » elles « ne présentent aucune espèce d'intérêt littéraire, aucune espèce d'intérêt bibliophilique, aucune espèce de valeur marchande ». Qu'une contrefaçon, bien que parue quelques mois, plus souvent quelques jours après l'édition originale française ne puisse lui être comparée au point de vue valeur littéraire ou valeur marchande, je l'admets volontiers ; mais qu elle soit dépourvue de tout intérêt et de toute valeur marchande, j'estime que c'est aller un peu loin.

Un exemple : « L'Aventurière, comédie en cinq actes en vers » a paru en originale chez Hetzel 1848, in-8°. L'auteur l'a retiré du commerce et, après lui avoir fait subir d'importantes modifications — un acte supprimé — il en a donné deuxième édition remaniée chez Michel-Lévy en 1860. L’édition belge du Panthéon dramatique, 1850, in-32. au nom soit de Rozez, de Kiessling et Cie ou de Jonker frères, reproduit la première version. L'originale française de 1848 est très rare et d’un certain prix, la contrefaçon belge ne vaudrait-elle rien du tout ? Le cas est particulier, il est vrai ; mais il prouve que la question des contrefaçons demande examen.

Même dans le cas le plus banal, est-il équitable que, pour une oeuvre littéraire de valeur, l’édition originale française, souvent rare, se paie très cher et que l’édition belge, parue quelques jours après, donnant le même texte — parfois remanié dans les éditions subséquentes — soit sans aucune valeur ?

Quelle serait alors la valeur marchande d'une deuxième édition française reproduisant exactement l’originale et parue deux ou trois mois après ? Nulle ? Loin de moi, je le répète, la pensée de vouloir
donner à une contrefaçon belge la valeur de l'originale française ; mais j'estime cependant que le bibliophile qui ne pourra payer deux mille francs pour un exemplaire frais, broché avec les couvertures du « Lys dans la vallée » donnera volontiers deux cents francs pour l'édition belge, en même état, parue vingt jours après.

J'en viens maintenant à mon petit travail. Pour l'élaboration de mes notes, j'ai utilisé principalement: le Manuel de Vicaire et le Trésor du Bibliophile de Carteret, cités plus haut ; le Catalogue Général de la librairie française de Lorentz ; La France littéraire de Quérard ; La Littérature française contemporaine de Quérard, Louandre et Bourquelot. J'ai accepté sans contrôle les dates données par la Bibliographie de la France pour la parution des éditions françaises ; quant aux dates de mise en vente des éditions belges, j'ai fait usage de la « Revue Bibliographique des Pays-Bas » éditée par De Mat, la Bibliographie de la Belgique éditée par Muquardt et les annonces insérées dans les journaux belges, pour autant que les collections fort incomplètes de la Bibliothèque Royale de Bruxelles me l'ont permis. Pour déterminer les préfaçons, j'ai fait uniquement état des dates ci-dessus, sans m'enquérir des textes. Or, ainsi que l'expose fort bien Monsieur Vanderem (Bulletin du Bibliophile. novembre 1932 - Bibliophilie Nouvelle, Tome II, page 304) une édition belge, quoique parue après l'originale française, peut néanmoins être encore qualifiée de préfaçons quand elle reproduit la version primitive parue en feuilletons ou en revue et quand cette version a été remaniée pour l'originale. Si j'avais donc pu collationner les textes donnés par les éditions belges et les originales françaises. il est vraisemblable que j’aurais été amené à rectifier plusieurs de mes notes.

Ce n'est pas sans but que je donne ces détails et mon but n'est pas de faire valoir mon petit travail ; je sais que mes notes sont souvent incomplètes et peut-être aussi ai-je commis bien des erreurs involontaires. Je voudrais simplement convaincre les bibliophiles qui s'intéressent aux petites éditions belges — et leur nombre augmente petit à petit — que les recherches bibliographiques de ce genre sont loin d'être aussi ardues qu'on le pense et réservent bien des surprises aux du livre. C'est domaine nouveau où les découvertes sont nombreuses et faciles et je conseille à tous mes confrères en bibliophilie de s'aventurer sans crainte dans ces sentiers à peine tracés ; les trouvailles qu'ils y feront auront bien plus de charme que celles que l'on croit faire dans des manuels de bibliographie connus de tout le monde. — Si j'ai fait quelques adeptes et si ces quelques notes peuvent être utiles, je serai bien payé de ma peine.

Monsieur Herman Dopp, auteur d'un ouvrage fort érudit sur la « La Contrefaçon des livres français en Belgique, 1815-1852 », Louvain,Uytspruyst, 1932, in-8°, prépare en ce moment un catalogue des contrefaçons, travail considérable, ayant nécessité déjà plusieurs années de recherches et qui constituera sans nul doute le point de départ précieux pour le bibliophile qui entreprendrait une bibliographie complète et raisonnée des petites éditions belges. Mais ceci est une autre histoire et je souhaite bonne chance à ce courageux mortel !

J. CULOT.

mardi 5 janvier 2016

Curiosa


  • Espiègleries d'Armantine l'entretenue du petit bossu.- Bruxelles (Impr. A Sacré, 17-19, rue de la Fourche) : Chez tous les libraires, [ca1875].- 56 p. ; 15,5 cm.- (Les femmes entretenues dévoilées).
    • 4 p. de catalogue.

mardi 20 octobre 2015

Édouard Kums (1811-1891)

  • Catalogue des tableaux de maîtres anciens et modernes des écoles flamande, française, hollandaise, etc. et des tapisseries, etc. composant le musée formé à Anvers par M. Édouard Kums,… , dont la vente aux enchères publiques aura lieu en l’hôtel Kums, marché aux Chevaux, n°58-60, à Anvers, les mardi 17 et mercredi 18 mai 1898 à deux heures et demie précises,… - Anvers : J.-E. Buschmann, 1898.- XVI-170 p.-[55] f. de pl. ; 34,5 cm.
    • Il a été tiré de ce catalogue. Mille exemplaires sur papier de Hollande. Cinquante exemplaires sur papier Japon, numérotés de 1 à 50.


PRÉFACE

LA Collection Kums, dont la vente est annoncée, a fait dans les vingt-cinq dernières années l'orgueil d'Anvers ; sa dispersion laissera un vide pénible pour ceux qui regardent l'étude des merveilles de l'art comme une des grandes joies de la vie.

Elle fut formée par un de ces hommes appartenant au milieu positif de l'industrie et du commerce qui se prennent un beau jour d'un vif enthousiasme pour les créations d'un monde tout différent : celui qui reconnaît la beauté pour souveraine et cherche à traduire ses impressions plus affinées par les effets de la couleur et de la lumière.
  
Monsieur Édouard-Pierre-Rombaut Kums appartenait bien à cette intéressante catégorie d'amateurs. Né le 23 Janvier 1811, il avait fabriqué et vendu, bien des années, de la toile à voile avant de se soucier d'une autre espèce de toile destinée à un usage plus noble. Une révolution se fit dans ses préoccupations, quand, après s'être retiré des affaires, il se lia d'amitié avec le peintre Henri Leys.
  
De l'aveu de tous ceux qui ont connu ce maître hors ligne de l'école moderne anversoise, c'était non seulement un incomparable manieur du pinceau, mais encore un esprit distingué, richement pourvu de connaissances variées, d'un entretien instructif et charmant. Il éveilla dans l'âme de son ami les aptitudes et les penchants qui y sommeillaient, et lui fit contracter les goûts artistiques qui devaient l'honorer et qui l'absorbèrent de plus en plus complètement.
   
M. Kums ne pouvait faire son apprentissage sous un connaisseur d'un goût plus sûr et plus élevé. Il s'éprit donc du bel art de la peinture. Sa première admiration alla naturellement aux œuvres de son guide et certes jamais prédilection ne fut mieux justifiée. Il n'acquit pas d'œuvre de grande envergure de Leys, mais les cinq pièces qu'il possédait de lui se répartissent entre les différentes époques du maître et ses manières si nettement distinctes. Le plus considérable et le plus exquis de ces panneaux, les Femmes Juives à la nouvelle Synagogue de Prague, présente la particularité qu'il a été fait au retour du voyage de Leys dans le pays des Holbein et des Cranach, excursion qui eut une influence décisive sur la dernière période de sa carrière artistique. Il fut peint à un moment où l'artiste allait quitter la voie du romantisme pour aborder sa manière archaïque. Un autre, Rigolette, appartenant à sa manière antérieure, est une délicieuse figurine, brillant de la double grâce dont la parent sa propre jeunesse et l'exquis pinceau du maître au coloris éclatant et juvénile. La Marguerite, par contre, est une œuvre de la maturité du peintre, converti au style sévère de l'histoire et faisant revivre d'une vie nouvelle et intense les traditions et les personnages des anciens et purs Flamands.
   
Le nouvel amateur ne s'abandonna pas éperdument à sa jeune passion. Homme de réflexion et de méthode, il s'avança plutôt lentement pour marcher sûrement, cédant peu aux attraits de l'occasion accidentelle, visant haut pour échapper à la banalité et à l'encombrement.
   
Il fut prudent, nous dirions volontiers trop prudent, dans ses acquisitions d'œuvres des artistes du pays natal. Outre les Leys, un tableautin de Dyckmans, le travailleur précieux entre tous, trois de Madou, un portrait de Gallait, un Joseph Stevens, le robuste animalier, et surtout deux Alfred Stevens, dont l'un est cet admirable Atelier où le peintre se représente lui-même, interrogeant son modèle et lui demandant le mot de l'éternelle et captivante énigme féminine. Tous ces morceaux de choix prouvent que, si le collectionneur se contentait de glaner sur le vaste champ de l'art national moderne, il sut y recueillir des œuvres de réelle valeur.
   
Certes, il n'échappa pas toujours à la tentation des circonstances et, à ses débuts, il sacrifia peut-être jusqu'à un certain point au désir de posséder au moins une œuvre des artistes belges alors en renom ; mais il ne chercha jamais à compléter sa collection en ce sens, et on y chercherait vainement un artiste belge né après 1830.

Parmi les modernes c'étaient à peu près exclusivement les Français de la grande école qui l'attiraient. Il voyait en eux, et non sans raison, les classiques de notre siècle dont la haute réputation ne reposait pas sur un engouement du moment, mais sur les solides bases d'un sentiment profond et d'une facture personnelle. Sur eux se portait son choix raisonné, son enthousiasme durable. Vers 1870, il se lia d'un culte commun pour la grande école avec l'éminent amateur Jules van Praet et c'est à qui des deux se rendrait maître des œuvres les plus magistrales et les plus délicates.
   
Dans ses vieux jours, M. Kums revenait avec orgueil sur ses plus remarquables acquisitions de ce genre et il n'avait pas de peine à faire partager son admiration pour ces œuvres d'élite. Le Pays de la Soif de Fromentin, où la grandiose désolation de la nature encadre harmonieusement la tragédie silencieuse de la souffrance humaine, est une page épique que la postérité citera parmi les impérissables produits des maîtres d'autrefois. Le Crépuscule de Jules Dupré, où, dans des accords tour à tour doux et graves, mais toujours d'une pénétrante séduction, l'artiste ravi chante les magies vespérales de la nature ; le Site italien, de Marilhat, avec sa splendeur d'un coloris puissant et varié ; le Matin, de Corot, si vaporeux et si virginal ; *les Gorges d'Apremont*, de Diaz, si féerique ; *la Mare*, de Théodore Rousseau, de facture simple et de sentiment empoignant ; ce sont là autant de paysages exhalant la poésie de la terre sous ses divers aspects. A côté d'eux, Millet, dans sa *Porteuse d'eau*, fait revivre l'enfant de la nature ; Diaz, le fantaisiste ; Meissonnier, l'émailleur scrupuleux de la vérité, représentent la civilisation raffinée ; Decamps, Eugène Delacroix, avec sa page magistrale, *le Passage d'un gué au Maroc*, et Gérome y ajoutent les habitants de l'Orient, parés de la splendeur dont les revêtent ceux qui reviennent de ce pays des rêves. Les monumentales vaches de Troyon terminent dignement ce chapitre éclatant de notre catalogue.
   
Malgré sa préférence marquée pour les maîtres français, M. Kums ne dédaignait pas les produits d'autres écoles modernes ; mais toujours son choix se portait sur leurs représentants les plus illustres. Les noms d'Alma Tadema, de Boldini, de Bonington, de Brozik, de Fortuny, de Munkaczy, et de Goya, ce maître si primesautier et si moderne, quoique de par la chronologie on le range parmi les anciens, attestent combien son éclectisme était éclairé.

De bonne heure, il s'éprit des glorieux artistes de l'ancienne école hollandaise. Ils sont largement et brillamment représentés dans sa collection ; ils en formèrent le premier noyau et en restèrent un des grands attraits. Impossible d'en énumérer la longue série. Citons le portrait du jeune Rembrandt en seigneur oriental, datant de l'époque romantique où le grand maître se plaisait à se reproduire, attifé de draperies et d'atours de haute fantaisie et de coloris chatoyant ; Thomas De Keyser et Frans Hals, ses grands précurseurs ; son fascinant épigone Jean Vermeer de Delft. Burger, qui fut le premier à proclamer la valeur exceptionnelle de ce dernier maître et à faire ressortir les charmes de ce sphinx, était parvenu, non à retrouver, mais à énumérer deux ou trois douzaines des œuvres de ce peintre, rare entre tous. Parmi celles qui, en 1860, ne lui étaient connues que de nom, il cite deux Mathématiciens dont il suivit les traces à travers différentes collections vendues en 1713, 1720, 1729, 1797 et exhortait « les dénicheurs de raretés » à les rechercher. Il eut le bonheur de les dénicher lui-même et de reconstituer, dans la collection Péreire, la paire de savants. Seulement les jumeaux artistiques avaient alors changé de nom et s'appelaient, l'un le Géographe, l'autre l'Astrologue. A la vente Péreire, ils furent de nouveau séparés et l'un des deux fut recueilli dans la collection Kums.
   
Il s'y trouve avec nombre d'autres petits maîtres qui furent de grands peintres de la vie réelle : les Adrien Brouwer, les Jan Steen, les Adrien Van Oostade tous admirablement représentés ; le peintre du grand et du demi-monde, Gérard Terburg, qui possède ici un portrait de prince d'une délicatesse aristocratique, et une scène de la vie des lansquenets, exubérante de couleur et de bonne humeur ; le peintre des mœurs bourgeoises et galantes, Gabriel Metsu, représenté par un panneau d'une facture remarquablement solide et large ; les éminents paysagistes : Hobbema, dont nous trouvons ici une œuvre fort importante et vigoureuse de son jeune temps ; Jacques Van Ruisdael, avec un site d'une belle fraîcheur de coloris ; Van Goyen, si grandiose dans sa simplicité ; puis encore Van der Heyden, le miniaturiste, amoureux des façades ensoleillées ; Em. De Witte, se délectant à épier le jeu de la lumière dans les nefs des vieilles églises ; Guillaume Van de Velde, le peintre de la mer calme et de la voile blanche, tendue au vent et à la lumière ; les animaliers incomparables qui s'appellent Albert Cuyp, Karel Du Jardin, Nicolas Berchem, et celui qui se rencontre en dernier lieu sous ma plume, Paul Potter, dont la délicieuse Ferme avec pâturage mériterait d'être citée à la tête des joyaux artistiques que nous venons d'énumérer.
   
Le créateur de cette galerie était trop bon Anversois pour négliger les peintres qui font la gloire de sa ville natale. Ce fut surtout dans la seconde moitié de sa carrière de collectionneur qu'il les rechercha. Ici encore son choix se porta en premier lieu sur les plus dignes, sur les quatre grands maîtres du XVIIe siècle.
   
De Rubens, il acquit, outre le Paracelse, à la carnation moelleuse, la charmante grisaille du portrait du comte-duc d'Olivarez, faite en 1626 par l'illustre Anversois pour son graveur Pontius, œuvre dont le ministre espagnol tout puissant remercia l'auteur dans une lettre autographe. C'est un des deux ou trois grands encadrements de ce genre que produisit le peintre si fertile et si ingénieux dans ses créations emblématiques ; le portrait qu'il y plaça n'a pas de prétention à la ressemblance : il laissa au graveur le soin de reproduire une effigie exacte.
   
De Van Dyck la collection ne renferme qu'un morceau, mais c'est un des chefs-d’œuvre du grand portraitiste anversois, exécuté con amore, dans ce ton doré qui le caractérise après son retour d'Italie. Le Martin Pepyn fut peint en 1632, à la veille du second départ de Van Dyck pour Londres. Aux bords de la Tamise, sa facture soignée, son riche coloris allaient faire place aux pâles teintes de gris argenté et à une exécution trop souvent sommaire et hâtive ; ici, nous nous trouvons devant une des dernières œuvres de sa plus belle manière, saturée de chaude lumière comme un coucher de soleil radieux.
   
De Jordaens, le Flamand au rire, ample et retentissant et au coloris inondé de clartés ardentes et joyeuses, nous trouvons un Repos de Diane fait en collaboration avec le grand peintre de nature-morte François Snyders. De même que ses autres compositions favorites, Jordaens reproduisit plusieurs fois ce sujet. Dans la galerie del Marmol, il s'en trouvait un exemplaire plus petit ; le Musée de l'Ermitage en possède un de dimensions plus considérables. Ceci soit dit pour expliquer comment l'une des anciennes gravures, reproduisant le sujet, peut montrer les nymphes moins vêtues qu'elles ne le sont dans le présent tableau, sans que l'on soit autorisé à en conclure que, dans ce dernier, une autre main que celle de Jordaens voila les nudités des compagnes de Diane. Le maître lui-même fournit la variante.
   
De Teniers, le peintre aristocratique des paysanneries, nous rencontrons quatre petits sujets, tous de facture également leste et spirituelle.
   
Le collectionneur ne se restreignit pas dans l'école flamande aux œuvres de ce quatuor illustre ; nous n'en voulons pour preuve que le portrait d'homme rubénien et le Calvaire gothique, deux œuvres dont l'attribution peut prêter à la controverse, mais dont le grand mérite est incontestable.
   
Monsieur Kums mourut octogénaire, le 10 Février 1891 (1). Jusqu'à la fin de sa vie, il resta fidèle à son noble culte, assistant aux ventes, épiant les occasions, s'intéressant aux choses de l'art et d'une complaisance infatigable à faire les honneurs de ses trésors.
   
Sa collection était logée, à cette époque, dans l'aile droite du superbe hôtel qu'il habitait et dont il avait disjoint l'aile gauche. L'habitation ainsi réduite n'offrait pas assez d'espace pour les œuvres d'art qui s'y étaient accumulées et qui comprenaient, outre les tableaux, des porcelaines, de l'argenterie, des meubles de prix. Non seulement les vastes salons du rez-de-chaussée étaient tapissés de peintures, mais tout le long de l'escalier et dans les appartements grands et petits de l'étage, les murs en étaient couverts.
   
Les deux enfants du défunt amateur partageaient ses goûts. Mademoiselle Kums rédigea le catalogue descriptif de la collection paternelle ; Monsieur Armand Kums, fils, dont la mort prématurée est tant regrettée, n'eut rien de plus empressé, en 1891, que de fournir une digne installation aux œuvres d'art réunies par son père.
   
Les deux parties de l'hôtel primitif furent réunies en un vaste et somptueux ensemble ; les tableaux furent exposés dans les quatre grands salons du rez-de-chaussée. Avec l'ameublement authentique du XVIIIe siècle, avec les tapisseries bruxelloises de la même époque et de grande
allure, ils formèrent un de ces intérieurs de palais de grand seigneur, ami des arts, comme nos contrées jadis en connurent beaucoup, mais qui tendent malheureusement de plus en plus à disparaître. De 1891 à 1897, le « Musée Kums » fut ouvert au public et visité par tous les touristes, étudié par tous les curieux de l'art. Il s'est fermé et ne se rouvrira que pour la lutte qui va s'engager autour des joyaux artistiques qu'il aura abrités pendant un trop court espace de temps.

MAX ROOSES.

(1) Parmi ses nombreux titres, nous citons ceux de membre de la Chambre de commerce, membre de la Commission des prisons, membre honoraire de la Société des Beaux-Arts, Consul honoraire de la Fédération Argentine, Consul de S. A. Monseigneur le duc Ernest II de Saxe-Cobourg-Gotha, président de l'Administration des Polders de Santvliet, officier de l'Ordre de la branche Ernestine de Saxe, chevalier de l'Ordre de Léopold. 


mardi 6 octobre 2015

Claude Morgan (1898-1980)


  • La Marque de l'homme / Mortagne [Claude Morgan].- Paris : Aux Editions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 86 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Editions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Editions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°662.
    • Première édition clandestine : 1944.

mardi 29 septembre 2015

Paul Gaschon de Molènes (1821-1862)

 
  • Briolan / par G de Molènes.- Bruxelles (26, rue de la Montagne) : Librairie Encyclopédique de Perichon, 1846 (Imprimerie de N.-J. Slingeneyer jeune -31, rue de Schaerbeek).- 3 vol., 128 + 129 + 122 p. ; 15 cm.- (La Nouveauté littéraire). 






mardi 22 septembre 2015

Georges Adam (1908-1963)


  • A l'appel de la liberté/ Hainaut [Georges Adam].- Paris : Aux Editions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 95 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Editions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Editions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°794.
    • Première édition clandestine : 30 juillet 1944.

mardi 15 septembre 2015

Gérard Harry (1856-1931)


  • Maurice Maeterlinck / par Gérard Harry ; avec une bibliographie, deux héliogravures, neuf autres reproductions et un facsimili d'autographe.- Bruxelles (21 rue d'Assaut) : Charles Carrington Libraire-Éditeur, 1909.- 115 p.-[13] f. de pl. ; 19,5 cm.- (Les Écrivains Français de la Belgique. Première série. Premier volume).
    • Quarante et un exemplaires de cet ouvrage ont été tirés sur papier du Japon, dont onze pour les collaborateurs et leurs Amis. 



NOTE DE L'ÉDITEUR.

En présentant cette monographie de Maurice Maeterlinck aux amateurs de belle littérature, je tiens à
constater que l’idée de publier cette série d’opuscules m’a été inspirée par mon talentueux ami, M. Sander Pierron.

Un jour que nous rendions visite au Nestor des lettres belges, Camille Lemonnier, ce dernier nous
montra une petite biographie illustrée écrite en langue allemande par Johannes Schlaf et publiée sous la haute direction de l'éminent critique, Georges Brandes.

Nous fûmes, M. Pierron et moi, frappés de l’élégance de ce petit volume. Mais j’en signalai quelques
lacunes à mon ami, qui me dit : “Si vous pouvez mieux faire en français, Carrington vous le devriez.” Je saisis la balle au bond. J'acceptai, moyennant que mon ami me secondât en me désignant les biographes compétents. C’est ce que fit M. Pierron, de la meilleure grâce. J'accomplis un devoir en le remerciant ici du service qu'il a rendu ainsi aux lettres belges. Mon programme comporte toute une série de monographies consacrées - chacune dans un volume distinct - aux poètes et prosateurs vivants, dont voici la liste avec les noms de leurs biographes :

CAMILLE LEMONNIER par Maurice des Ombiaux
EMILE VERHAEREN      ,,   Iwan Gilkin
EDMOND PICARD          ,,   Robert van Malderghem
GEORGES EEKHOUD      ,,   Sander Pierron
ALBERT GIRAUD              ,,   Valère Gille.

A cette première série, nous espérons pouvoir en faire succéder périodiquement d’autres, où sera étudiée l’œuvre respective des prosateurs et poètes que voici :

Iwan Gilkin, Eugène Demolder, Van Lerberghe, Fernand Séverin, Maurice des Ombiaux, Louis Delattre, Blanche Rousseau, Henry Maubel, Leopold Courouble, Valère Gille, Marguerite Van de Wiele, Max Elskamp, Grégoire Le Roy, Sander Pierron, Théodore Hannon. Olivier-Georges et Jules Destrée, Hubert Krains, Edmond Glesener, George Garnir, Paul André, Georges Rency, Arthur Daxhelet, Hubert Stiernet, L. Dumont-Wilden, A. Goflin, F. de Croisset, Georges Virrès, André Ruyters, Frans Mahutte, Henry Carton de Wiart, James van Drunen, Emile Van Arenberg, H. Fierens-Gevaert, Henry Nizet, etc.

Chaque Monographie, de format Charpentier, traitant de la vie et l'œuvre du littérateur présenté, aura
cent pages environ de texte.

L'illustration de ces volumes sera particulièrement soignée ; elle comprendra la reproduction de portraits de l'auteur analysé, des coins familiers de sa demeure, des spécimens d'autographes, ainsi que des tableaux, des dessins et des estampes inspirés par ses livres.

Ces Monographies seront mises en vente dans tous les pays de l'Europe française; notre but en les publiant, est de souligner le merveilleux mouvement littéraire de la Belgique, qui a créé des Chefs d’œuvre dont on ne saurait assez proclamer la beauté originale.

mardi 8 septembre 2015

Elsa Triolet (1896-1970)


  • Les Amants d'Avignon / Laurent Daniel [Elsa Triolet].- Paris : Aux Editions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 107 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Editions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Editions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°1132.
    • Première édition clandestine : 1943.

mardi 21 juillet 2015

Edith Thomas (1909-1970)

  • Contes /  d'Auxois [Edith Thomas].- Paris : Aux Éditions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 67 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Éditions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Éditions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°0977.
    • Première édition clandestine : 1943.

mardi 14 juillet 2015

Charlotte Saumaize de Chazan Brégy (comtesse de, 1619-1693)

  •  La Sphère de la lune composée de la tête de la femme / par Mlle de B**** ; [ill. de Félicien Rops].- Nouvelle édition, augmentée d'un avant-propos.- Bruxelles : Gay et Doucé libraires-éditeurs, 1881.- XX-77 p.-[1] f. de pl. ; 16,5 cm.
    • Imprimé en tout à cinq cents exemplaires. [Exemplaire] n°42.


mardi 7 juillet 2015

Jacques Debû-Bridel (1902-1993)

  • Angleterre : d'Alcuin à Huxley / Argonne [Jacques Debû-Bridel].- Paris : Aux Editions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 61 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Editions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Editions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°1579.
    • Première édition clandestine : 22 septembre 1943.

mardi 23 juin 2015

Jean Cassou (1897-1986)

  • 33 sonnets composés au secret / Jean Noir [Jean Cassou] ; présentés par François la Colère [Louis Aragon].- Paris : Aux Éditions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 79 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Éditions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Éditions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°717.
    • Première édition clandestine : 15 mai 1944.

mardi 16 juin 2015

J.-B. Ambs-Dalès (1802-1857)

  •  Les Amours secrètes des grisettes : le tout rédigé d'après les renseignements donnés par une Grisette / [Jean-Baptiste Dalès dit J.-B. Ambs-Dalès].- Bruxelles : J.-A. Joostens, [1828].- 80 p. ; 15,5 cm.

mardi 9 juin 2015

Clandestinité

  • Chroniques interdites / [Jean Paulhan, Francis Ponge, Yvonne Desvignes, Julien Benda, Jacques Debu-Bridel, Vercors].- Paris : Aux Éditions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 90 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Éditions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Éditions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°1515.
    • Première édition clandestine : Jour de Pâques 1943.

  • Chroniques interdites : 2 / [Charles Morgan, André Gide, Raymond Mortimer, La Valentine, Mauges, Lauter].- Paris : Aux Éditions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 92 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Éditions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Éditions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°1857.
    • Première édition clandestine : 1944.

mardi 2 juin 2015

Marie Gevers (1883-1975)

  • La Petite étoile / Marie Gevers ; lithographies originales d'Albertine Deletaille.- Bruxelles : Éditions des Artistes, 1941.- 37 p. : ill. en coul., couv. ill. en coul. ; 27,5 cm.
    • Il a été tiré cinquante exemplaires de cet ouvrage sur papier simili Japon, constituant l'édition originale et numérotés de 1 à 50.

mardi 26 mai 2015

Jean Guéhenno (1890-1978)

  • Dans la prison /  Cévennes [Jean Guéhenno].- Paris : Aux Éditions de Minuit ; Bruxelles : La Renaissance du Livre, [1946].- 68 p. ; 16,5 cm.
    • Les volumes de la présente collection, en tous point conformes à ceux publiés par les Éditions de Minuit, sous l'oppression, constituent l'édition publique réservée à la Belgique par un accord conclu avec les Éditions de Minuit. Elle a été limitée à 2000 exemplaires numérotés. Exemplaire n°1225.
    • Première édition clandestine : 1er Août 1944.