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lundi 19 septembre 2011

Georges Anson (1697-1762)


  • Voyage autour du monde / Georges Anson.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Éditions Cosmopolis, 1946.- 110 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 6).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juillet 1946 pour les Éditions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg. Ceci est le n°979.


INTRODUCTION

Messieurs Arkstee et Merkus, libraires à Amsterdam et à Leipzig, publièrent dans les années 1750 à 1751, à dix-huit mois d'intervalle, deux très belles éditions du voyage de l'Amiral Anson, tiré des papiers et des journaux de ce seigneur par son chapelain. Ils offraient ce texte à Monseigneur le Comte Henri XI ; Reuss, Comte et Seigneur de Plauen, Seigneur de Craitz, Chramichfeld, Gera, Schlaitz et Lobenstein, assurant ce Grand qu'il y démêlerait mille choses qui échapperont aux lecteurs ordinaires.

Nous croyons cependant que le lecteur, malgré les années passées et l'antiquité de ce récit, y trouvera encore, et plus que Monsieur de Lobenstein, mille choses curieuses dont la moindre ne sera pas de lui montrer une vue humaine et innocente des dangers, des fatigues, des erreurs et du courage qui accompagnaient ces expéditions que l'Histoire classe sans beaucoup s'y arrêter, sous le vocable pédant de circumnavigation.

On y verra ce que fut une expédition d'abord uniquement militaire, détournée par les retards et les circonstances, du but premier pour lequel elle avait été équipée. Nous avons, dans le texte original, supprimée bien des longueurs et beaucoup de pages qui n'avaient pas supporté l'épreuve du temps. Nous croyons avoir conservé celles qui montrent le mieux les différents aspects de cette entreprise. Nous pensons que le tableau de l'équipement de l'Escadre et de l'arrivée à bord des vaisseaux des Invalides de l'hôpital de Chelsea sont de ces grandes pages d'histoire, même si ce ne sont là qu'anecdotes contées par la plume naïve du chapelain du Centurion.

mardi 10 juin 2008

Louis Aragon (1897-1982)


  • Les Yeux d'Elsa / Aragon.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Editions Cosmopolis, 1945.- 157 p. ; 20 cm.
    • De ce volume publié sous la direction de R.-M. Averbouch, il a été tiré : 14 exemplaires sur Hollande Panekoek, numérotés de A à E et de I à IX ; 150 exemplaires sur Vergé Pucca (Cream laid) numérotés de F à Z et de 10 à 138 ; 3000 numérotés de 1 à 3000. Il a été tiré en outre quelques exemplaires hors commerce. [Exemplaire n°] 1055.
    • Ce ouvrage ne peut-être mis en vente en France.

mardi 22 avril 2008

Jonathan Swift (1667-1745)


  • L'Art de voler ses maîtres / Swift.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 123 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 4).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juin 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg. Ceci est le n°113.

QUELQUES MOTS D'INTRODUCTION SUR SWIFT

NOUS allons retracer ici le plus succinctement pos­sible, la carrière d'un des hommes qui occupent le rang le plus élevé parmi les humoristes anglais ; un homme que vous connaissez tous, et qui, j'en suis sûr, a laissé dans vos esprits les plus agréables sou­venirs littéraires. Je veux parler de l'auteur des Voyages de Gulliver, de l'illustre Jonathan Swift. Eh bien, mes­sieurs, pour tout dire en deux mots, ce charmant écrivain que vous aimez tant, est un des plus odieux caractères que l'on puisse rencontrer ; ce railleur de toutes les flagorne­ries, est un plat courtisan ; cet homme si sensible dans ses écrits, cet homme qui, dans ses lettres, a parlé si admira­blement le langage de l'amour, a fait mourir de douleur deux femmes qui l'ont éperdument aimé, et, pour con­clusion, ce ravissant humoriste est mort complètement fou, après une vieillesse triste, hargneuse et abandonnée. Je crois qu'il serait difficile d'établir entre un homme et ses œuvres, un contraste plus frappant.

Je vous dis que Swift, l'écrivain amusant et jovial, fut un homme morose et sombre ; que Swift l'écrivain démo­crate, fut un courtisan ; que Swift, l'écrivain sublime de passion, fut un homme sans cœur. Pour vous en convain­cre, voyez sa vie.

J. Swift naît à Dublin d'une famille pauvre ; à l'école il fait le paresseux, ce qui ne prouve absolument rien. C'est autant d'activité de plus, mise en réserve pour plus tard. Mais comme il n'est bon à rien de sérieux, son oncle qui le protège, est très heureux de le faire entrer en qualité de secrétaire chez sir W. Temple, l'illustre homme d'État qui conclut la triple alliance, et qui atteignait à cette époque, l'apogée de sa grandeur. Temple lui té­moigne la plus extrême bienveillance, l'affection la plus vive, ce qui n'empêche pas Swift de le quitter de la façon la plus indélicate, en emmenant avec lui la fille de la femme de charge, la petite Stella Johnson, à qui il ap­prenait à lire. Swift a quitté son bienfaiteur avec des paroles amères à la bouche. Tombé dans la misère, il lui écrit une des lettres les plus plates qui se puissent voir, pour lui demander une place, qui cependant lui est ac­cordée. Il prend les ordres et devient ministre d'une pa­roisse. Voilà Swift en religion, vivant maritalement avec Stella, et écrivant l'Histoire du Tonneau, dans laquelle il démolit toutes les croyances. Mais cet acte d'originalité lui fait d'emblée une réputation.

Il arrive à la cour, et se met immédiatement aux gages du comte d'Oxford, qui est à cette époque le chef du ministère. « Une fois dans les salons, dit M. Thackeray, il insulte tous ceux qu'il croit ses inférieurs ; et, en fait de génie, il n'est en effet personne qui le vaille. Seulement si, restant ferme et brave devant sa supériorité, on le regarde en face, il se tait et s'en va, la queue basse, sauf à se venger dans dix ans, par quelque sale épigramme. A-t-il affaire à un grand seigneur? Oh, alors, il s'incline, il sourit, il rayonne d'esprit et se gardera bien de mor­dre. » Un mot cruel qu'il méritait bien, et que lui adressa un gentilhomme, est resté célèbre. Swift haïssait cet oncle qui avait pourvu à sa première éducation d'orphelin. Quelqu'un lui demandait s'il était vrai que ce parent eût été si bon pour lui. « Oui, répondit Swift, il m'a traité comme un chien. » — « Mort Dieu ! répondit l'autre, en frappant du poing sur une table, vous n'avez pas même la reconnaissance d'un chien ! » Et le mot était vrai. Son cœur est un vrai rocher. Voyez sa conduite envers les trois femmes qui apparaissent dans sa vie comme des anges gardiens, et à qui il a adressé tant d'adorables poé­sies.

Il est aimé d'une jeune fille nommée Jane Waryng, une vierge innocente et pure, dont il est le premier rêve. Il lui promet de l'épouser, et, à la veille du mariage, il lui écrit une lettre d'injures. Voilà un premier cœur brisé. Stella Johnson, il l'a enlevée et déshonorée, il l'épousera après seize ans, alors qu'il est, comme dit Chateaubriand, au bout de son amour. Et pourquoi l'épousera-t-il ? Il a noué une intrigue amoureuse avec Esther Vanhomrig, une belle jeune femme qui s'est éprise de son génie. La phtisie mine la santé de Stella, et pourtant il la tourmente sans cesse par le spectacle de sa passion pour une rivale. Il fait de Stella la confidente de ses relations.

Puis, quand il est fatigué d'Esther, pour s'en débar­rasser, il épouse Stella qu'il maltraitait, qu'il trahissait pour elle, et ces deux jeunes femmes succombent toutes les deux ses victimes. Comme l'a dit encore M. de Cha­teaubriand : « Swift, à l'exemple des grand poètes, n'a pas pu leur donner une seconde vie. » Il fit bien des vers sur la mort d'Esther ; mais quand on vint apprendre ce dernier trait à Stella qui se mourait, elle trouva une ré­ponse dont le cynisme même a quelque chose de navrant : « Ah ! je sais que Swift est en état d'écrire des vers magni­fiques à propos d'un manche à balai ! » Swift eut deux amis, Pope et le Dr Sheridan, deux amis de son talent et non de son cœur. Ils le renièrent tous les deux, et le plus grand écrivain qu'eût produit l'Angleterre au dix-huitième siècle, mourut fou et abandonné.

Eh bien, messieurs, comprenez-vous un homme de gé­nie avec une pareille âme ? Ne semble-t-il pas que ce soit un monstrueux accouplement, que tant de bassesse dans le cœur et tant de délicatesse dans l'esprit ? Car il faut bien le dire, ce fut un prodigieux esprit que celui-là.

Voltaire a dit de lui, dans ses lettres sur les Anglais, que c'est « Rabelais dans son bon sens, et vivant en bonne compagnie. » Chateaubriand, dans son Essai sur les Lettres anglaises, a en vain essayé de diminuer sa gloire qui en Angleterre est restée immense. Aussi dans les conférences de M. Thackeray, voit-on une singulière lutte, entre l'honnête homme qui veut juger avec des principes, et l'artiste que le beau séduit et entraîne malgré tout.

Du reste, quand je note le contraste qui existe entre la vie et les œuvres de Swift, peut-être que j'exagère un peu, et il existe de lui un livre qui est un chef-d'œuvre d'humour, mais un vrai code et de cynisme. C'est un livre intitulé : Instructions pour les domestiques.

Je le répète, Messieurs, ce livre, pris au sérieux est un vrai code d'impudence. Il renferme bien des passages qu'il est impossible de lire ici, mais en voici encore un que M. Thackeray cite en le prenant très au sérieux, et en disant que ces instructions adressées aux Frontin et aux Mascarille de tous les temps, ne sont que des rémi­niscences de la rage que Swift accumula dans son cœur, pendant le temps qu'il fut secrétaire, c'est-à-dire serviteur de William Temple.

Tout cela, dans son cynisme si parfaitement vrai qu'on ne peut s'empêcher de le prendre au sérieux. Qu'y a-t-il d'étonnant du reste à ce que les domestiques anglais aillent puiser là leur règle de conduite, alors que tant d'amoureux vont chercher des sentiments dans le Courrier des amants, ou dans le Double grand Jardin d'amour ?

Et là ne se borne pas la morale du Dr Jonathan Swift, ministre de la religion protestante. Dans Gulliver, vous savez qu'il attaque l'amour et le mariage, de la façon la plus brutale, puis, trouvant que la population s'accroît dans des proportions trop grandes, il propose de manger les enfants, en les accomodant de diverses façons, de manière à en faire des plats très appétissants.

Evidemment, messieurs, je ne vais pas ici prendre Swift au sérieux, comme cet écrivain français qui a cité ce tra­vail comme une preuve de la misère en Irlande ; mais je ne pourrai pas non plus trouver de charme dans ce déver­gondage d'esprit, qui n'a ni raison ni but, qui ne détruit aucun abus, qui ne sert aucune idée, et qui se complaît dans des excentricités sauvages, alors qu'il pourrait si utilement s'employer ailleurs. Pour trouver charmant ce morceau excentrique, il faut être au moins excentrique soi-même ; et je ne vois rien de bien attrayant dans ce détail, qu'un enfant bien gras fasse deux plats pour un repas d'amis, que pour une famille dînant seule, la partie de derrière suffise, et que, bouilli et assaisonné de poivre et de sel, le mets sera très bon, même le quatrième jour et surtout en hiver; qu'enfin, un enfant bien à point, bien dodu, pourra être vendu par sa mère 10 sh., alors qu'il n'en a coûté que 2 à nourrir, ce qui constitue un bénéfice net de 8 sh., sans compter que la peau pourra servir à faire des gants de dames et des souliers fins. Il explique ensuite comme quoi il faudra rôtir les enfants, aussitôt que le boucher les aura égorgés, comme on fait pour les cochons... Il y a vraiment de quoi soulever le cœur d'indi­gnation, et je suis bien près de croire que je me suis trompé en disant tantôt qu'il y a un contraste quelconque entre la vie de Swift et ses écrits...

samedi 19 avril 2008

Lucius de Patras


  • L'Ane / De Lucius de Patras ; traduit par Paul-Louis Courier.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 73 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 5).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juillet 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg, d'après un projet dessiné par André Billen. Ceci est le n°216.

vendredi 18 avril 2008

William Hayley (1745-1820)


  • Vieilles filles : essai satirique / traduit de l'anglais [de William Hayley] par M. Sibille.- [Réimpression de l'éd. de 1788].- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 97 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 3).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juin 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg. Ceci est le n°108.

INTRODUCTION

A mesure que la bienveillance éclairée et la véritable philoso­phie se sont répandues dans le monde, tous les écrivains se sont empressés de consacrer leur plume au service de l'humanité.

Plus d'un aspirant moraliste, embras­sant dans ses vues le cercle entier de la création, a cru pouvoir se rendre utile à tout le genre humain ; mais d'autres d'une ambition plus modérée, se sont contentés de choisir pour objet de leurs travaux, une classe de mortels exposés par leur situation à un genre de faiblesses, ou accablés sous le poids d'une oppression peu méritée. Un philosophe français a généreusement soutenu la cause de ces êtres infortunés que l'on désigne sous le nom d'auteurs ; et un Anglais philanthrope, par un motif égal de bienveillance, a écrit un traité sur les ramoneurs. Quelque différents que paraissent en eux-mêmes les maux que ces deux classes sont condamnées à souffrir, en les examinant de près, on trouve entre elles une ressemblance frappante, tant par l'espèce de services qu'elles nous rendent que par les mortifications qu'elles essuient. C'est le devoir d'un auteur, s'il entend bien sa profession, d'enlever ces parties noires et amères qui se logent dans le cerveau, et de donner au péricrâne de ses lecteurs le même degré d'assurance et de netteté que le balai du ramoneur procure à la maison de celui qui l'emploie. Le salaire qui revient à chacun d'eux pour l'impor­tance de leurs services, n'est nullement proportionné au profit que le monde en retire. Ils ont tous deux un sort amer ; mais l'amertume de la suie est si douce, en comparaison des mortifications qu'éprouve le malheureux obligé de tirer une subsistance maigre et précaire de l'exercice de sa plume ! On doit sans doute infiniment aux essayistes de France et d'Angleterre, pour avoir entrepris d'alléger le fardeau pesant sous lequel gémissent ces deux classes infortunées ; mais je me flatte de les avoir surpassés en consacrant mes veilles à la défense d'un ordre encore plus digne des regards et de la protection d'un philosophe : je veux dire la confrairie des vieilles filles, dont le sort, peut-être aussi dur et aussi injuste que celui des deux êtres que je viens de comparer, n'est jamais adouci par l'idée consolante qu'ont les premiers, qui, tout mal récom­pensés qu'ils sont, goûtent au moins la satisfaction de remplir dans les scènes variées de la vie, un rôle utile et nécessaire.

Nouveau Don Quichotte, je me voue tout entier au service des vieilles filles ; je m'engage à redresser les torts de la vierge automnale, et à l'élever, si possible, à un état d'honneur, de conten­tement et de plaisir. Je commencerai par quelques réflexions sur la cruauté et l'injustice du mépris satirique dont le commun des hommes se plaît à accabler les vierges surannées ; mépris dont les suites funestes, en rendant leur sort plus déplorable, sont d'abattre leur courage et d'aigrir leur caractère. Je montrerai ensuite à quels défauts particuliers leur situation les expose, et les bonnes qualités qu'elle peut donner.

En me déclarant ainsi le champion des vierges ridées, mon but est de les amuser et de les instruire; et si mes succès répondent à mes vœux, j'espère qu'elles recevront favorablement cette production destinée à leur être utile, et que mon livre pourra un jour mériter d'être appelé LE MANUEL DES VIEILLES FILLES.

Comme le bon effet d'un avis dépend presque toujours de l'estime qu'on a pour celui qui le donne, je puis, sans aucune espèce de vanité, dire un mot de ma conduite désintéressée dans la composition de cet Essai. Si j'avais à employer le temps et la peine qu'il m'a coûté, en faveur des autres membres de la Société, tels que des généraux ou des ministres disgraciés, je pourrais, quoi­qu'on pense de ce paradoxe, obtenir ou quelque bonne place ou quelque pension pour prix de mes travaux; puisqu'il semble que ce soit une maxime d'état de remettre sur le pinacle ces grands serviteurs chargés de l'exécration publi­que, et que plus ces chefs politiques se sont plongés dans l'infamie, plus il y a de probabilités qu'on pourra les revoir un jour s'élever à un degré au-dessus de celui où ils sont tombés. Or, dans le cas présent je n'ai aucun espoir à tirer d'une semblable révolution ; car quoique les personnes pour lesquelles j'écris, jouissent rarement de la faveur publique, il n'y a pas la moindre apparence qu'aucune d'elles parvienne jamais à titre admise dans les cabinets des puis­sances ou des premiers ministres de l'Europe, ou qu'elles obtiennent aucune influence sur les États-Unis d'Amérique.

mercredi 5 mars 2008

Voltaire (1694-1778)


  • Du Roi de Prusse : Juin 1752 / Voltaire.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 57 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 1).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en mai 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg, d'après un projet dessiné par André Billen. Ceci est le n°155.

NOTES
IDEE DE LA PERSONNE,
DE LA MANIERE DE VIVRE
ET DE LA COUR
DU ROI DE PRUSSE.
JUIN 1752

CE pamphlet qui courut l'Europe dès l'année 1752 et dont le texte que nous publions ici est celui du manuscrit 13926-28 de la Bibiothèque Royale, n'a jamais été avoué par Voltaire. Il s'en défendit au contraire auprès de Frédéric qui l'absout. Mais que voilà une mauvaise raison de lui en refuser désormais la paternité. Pouvait-il le reconnaître, et l'étrange sincérité qu'on lui connaît ne justifie-t-elle pas au moins le doute ? Certes, le style en est lourd, et la mauvaise copie que nous en avons qui, de place en place, manque de clarté, n'est pas pour nous aider. Mais c'est le sort des écrits qui circulèrent sous le manteau de souffrir du voyage, et de déchirer leur élégance aux ronces du chemin. Le manuscrit de Le Candele, qui n'est probablement que la copie d'une copie, n'en est pas plus fidèle. Tel quel il ne manque pas d'une certaine saveur et par plus d'un trait nous rappelle ce père qui ne le reconnut point. Ne serait-il pas de lui qu'il mériterait de l'être. Nous le tenons pour vrai, suivant en cela l'opinion de ses contemporains, qui le savaient capable, dans le temps qu'il criait à l'impertinence, d'en écrire de plus piquants et de jurer ses saints qu'il n'y était pour rien.

Aucune œuvre complète ne le retient. On le trouve imprimé une première fois, sans lieu ni date, accompagné de la « Déclaration de M. de Voltaire, détenu en prison à Francfort par le roi de Prusse » et de la « lettre de M. de Voltaire à Mme Denis à Mayence, ce 9 juillet 1753 », in-4°. En 1774 il parait une seconde et dernière fois, sous le nom de Voltaire, à Paris, in-8°, en français et en anglais.

samedi 29 septembre 2007

Honoré de Balzac (1799-1850)


  • Traité des excitants modernes / [Honoré de] Balzac.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Editions Cosmopolis, 1946.- 77 p ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 2).
    • 1000 exemplaires de ce livres ont été imprimés en juin 1946 pour les éditions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg. Ceci est le n°982.