dimanche 20 avril 2008

Gabriel Chevallier (1895-1969)


  • Sainte-Colline / Gabriel Chevallier ; illustré de gravures sur bois par Line Touchet.- Bruxelles (163, boulevard Adolphe Max) : Editions du Nord-Albert Parmentier, 1943.- 269 p. : ill. ; 17,5 cm.
    • Tirage spécial de luxe : Il a été tiré de cet ouvrage à l'intention des bibliophiles 100 exemplaires sur gros vélin de Hollande numérotés de 1 à 100. Le numéro 1 constitue un exemplaire unique comprenant une suite unique sur japon impérial extra mince et une suite unique, en sépia, sur hollande ainsi que les bois originaux.

samedi 19 avril 2008

Lucius de Patras


  • L'Ane / De Lucius de Patras ; traduit par Paul-Louis Courier.- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 73 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 5).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juillet 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg, d'après un projet dessiné par André Billen. Ceci est le n°216.

vendredi 18 avril 2008

William Hayley (1745-1820)


  • Vieilles filles : essai satirique / traduit de l'anglais [de William Hayley] par M. Sibille.- [Réimpression de l'éd. de 1788].- Bruxelles (30, rue d'Arenberg) : Les Editions Cosmopolis, 1946.- 97 p. ; 18,5 cm.- (Feuilles oubliées ; 3).
    • 1000 exemplaires de ce livre ont été imprimés en juin 1946 pour les Editions Cosmopolis à Bruxelles, 30, rue d'Arenberg. Ceci est le n°108.

INTRODUCTION

A mesure que la bienveillance éclairée et la véritable philoso­phie se sont répandues dans le monde, tous les écrivains se sont empressés de consacrer leur plume au service de l'humanité.

Plus d'un aspirant moraliste, embras­sant dans ses vues le cercle entier de la création, a cru pouvoir se rendre utile à tout le genre humain ; mais d'autres d'une ambition plus modérée, se sont contentés de choisir pour objet de leurs travaux, une classe de mortels exposés par leur situation à un genre de faiblesses, ou accablés sous le poids d'une oppression peu méritée. Un philosophe français a généreusement soutenu la cause de ces êtres infortunés que l'on désigne sous le nom d'auteurs ; et un Anglais philanthrope, par un motif égal de bienveillance, a écrit un traité sur les ramoneurs. Quelque différents que paraissent en eux-mêmes les maux que ces deux classes sont condamnées à souffrir, en les examinant de près, on trouve entre elles une ressemblance frappante, tant par l'espèce de services qu'elles nous rendent que par les mortifications qu'elles essuient. C'est le devoir d'un auteur, s'il entend bien sa profession, d'enlever ces parties noires et amères qui se logent dans le cerveau, et de donner au péricrâne de ses lecteurs le même degré d'assurance et de netteté que le balai du ramoneur procure à la maison de celui qui l'emploie. Le salaire qui revient à chacun d'eux pour l'impor­tance de leurs services, n'est nullement proportionné au profit que le monde en retire. Ils ont tous deux un sort amer ; mais l'amertume de la suie est si douce, en comparaison des mortifications qu'éprouve le malheureux obligé de tirer une subsistance maigre et précaire de l'exercice de sa plume ! On doit sans doute infiniment aux essayistes de France et d'Angleterre, pour avoir entrepris d'alléger le fardeau pesant sous lequel gémissent ces deux classes infortunées ; mais je me flatte de les avoir surpassés en consacrant mes veilles à la défense d'un ordre encore plus digne des regards et de la protection d'un philosophe : je veux dire la confrairie des vieilles filles, dont le sort, peut-être aussi dur et aussi injuste que celui des deux êtres que je viens de comparer, n'est jamais adouci par l'idée consolante qu'ont les premiers, qui, tout mal récom­pensés qu'ils sont, goûtent au moins la satisfaction de remplir dans les scènes variées de la vie, un rôle utile et nécessaire.

Nouveau Don Quichotte, je me voue tout entier au service des vieilles filles ; je m'engage à redresser les torts de la vierge automnale, et à l'élever, si possible, à un état d'honneur, de conten­tement et de plaisir. Je commencerai par quelques réflexions sur la cruauté et l'injustice du mépris satirique dont le commun des hommes se plaît à accabler les vierges surannées ; mépris dont les suites funestes, en rendant leur sort plus déplorable, sont d'abattre leur courage et d'aigrir leur caractère. Je montrerai ensuite à quels défauts particuliers leur situation les expose, et les bonnes qualités qu'elle peut donner.

En me déclarant ainsi le champion des vierges ridées, mon but est de les amuser et de les instruire; et si mes succès répondent à mes vœux, j'espère qu'elles recevront favorablement cette production destinée à leur être utile, et que mon livre pourra un jour mériter d'être appelé LE MANUEL DES VIEILLES FILLES.

Comme le bon effet d'un avis dépend presque toujours de l'estime qu'on a pour celui qui le donne, je puis, sans aucune espèce de vanité, dire un mot de ma conduite désintéressée dans la composition de cet Essai. Si j'avais à employer le temps et la peine qu'il m'a coûté, en faveur des autres membres de la Société, tels que des généraux ou des ministres disgraciés, je pourrais, quoi­qu'on pense de ce paradoxe, obtenir ou quelque bonne place ou quelque pension pour prix de mes travaux; puisqu'il semble que ce soit une maxime d'état de remettre sur le pinacle ces grands serviteurs chargés de l'exécration publi­que, et que plus ces chefs politiques se sont plongés dans l'infamie, plus il y a de probabilités qu'on pourra les revoir un jour s'élever à un degré au-dessus de celui où ils sont tombés. Or, dans le cas présent je n'ai aucun espoir à tirer d'une semblable révolution ; car quoique les personnes pour lesquelles j'écris, jouissent rarement de la faveur publique, il n'y a pas la moindre apparence qu'aucune d'elles parvienne jamais à titre admise dans les cabinets des puis­sances ou des premiers ministres de l'Europe, ou qu'elles obtiennent aucune influence sur les États-Unis d'Amérique.

jeudi 17 avril 2008

Sidonie Gabrielle Colette (1873-1954)


  • La Retraite sentimentale / par Colette ; [ill. de Robert Bonfils].- Bruxelles (7, Grand-Sablon) : Editions de la Chimère, 1922.- 185 p. : ill. ; 19 cm.
    • LA RETRAITE SENTIMENTALE, de Colette, établi par Marcel Cerf pour les "Editions de la Chimère", orné de compositions de Robert bonfils, tiré à 50 exemplaires sur papier de Hollande de Van Gelder, numérotés de 1 à 50, 150 exemplaires sur papier vergé d'Arches, numérotés de 51 à 200, et 800 exemplaires sur papier vélin du Marais, numérotés de 201 à 1000, a été achevé d'imprimer le vingt-six septembre de l'an mil neuf cent vingt deux. Exemplaire n°405.

mercredi 16 avril 2008

Ferdinand Fabre (1827-1898)


  • L'Abbé Tigrane / par Ferdinand Fabre ; avec deux dessins de Jean-Paul Laurens gravés par Ch. Courtry.- Paris (13, rue de Grenelle) : G. Charpentier et Cie, 1880.- 394 p.-2 f. de pl. ; 11,5 cm.- (Petite bibliothèque Charpentier).

mardi 15 avril 2008

Hector Malot (1830-1907)


  • Une bonne affaire / par Hector Malot ; avec deux dessins de F. Desmoulin gravés à l'eau-forte par C. Faivre.- Paris (13, rue de Grenelle) : G. Charpentier et Cie, 1885.- 397 p.-2 f. de pl. ; 11,5 cm.- (Petite bibliothèque Charpentier).

lundi 14 avril 2008

Eugène Marsan (1882-1936)

  • Les Cannes de M. Paul Bourget et Le Bon Choix de Philinte, petit manuel de l'Homme élégant suivi de portraits en référence, Barrès, Moréas, Alphonse XIII d'Espagne, Taine, Barbey d'Aurevilly, Baudelaire, Balzac, Stendhal, avec une lettre de M. Paul Bourget / Eugène Marsan ; dessins d'Henri Farge, gravés sur bois par Georges Aubert.- Paris (37, rue Bonaparte) : Le Divan, MCMXXIV [1924].- XIV-262 p. : ill. ; 20 cm.
    • Justification des tirages et des éditions : la première édition de cet ouvrage a été tirée, pour former un beau volume in-16 colombier, à 60 exemplaires sur papier du Japon, 240 exemplaires sur papier de Montval, et 1200 exemplaires de bel alfa. Tous les exemplaires étant ornés de 80 dessins d'Henri Farge gravés sur bois par Aubert, les Japons et les 140 premiers Montvals contenaient en outre 5 planches hors-texte du même Farge, gravée sur cuivre par P.-Emile Leconte, dont 2 en couleur, tirées au repérage. La présente édition, qui a été revue par l'auteur, a été tirée à 2500 exemplaires, dont 5 sur papier de Madagascar des Papeteries Lafuma-Navarre. Elle est ornée de 31 dessins d'Henri Farge gravés sur bois par Aubert.



De M. Paul Bourget à l'auteur


On peut être habile
avec un point de Venise
et des plumes aussi bien
qu'avec une perruque
courte et un rabat uni.

Molière


MON CHER EUGÈNE MARSAN,

Vous êtes trop jeune pour avoir connu mon vieil ami Lovenjoul, « le Vicomte », comme l'ap­pelait d'un ton de mystère ce charmant fou d'Anatole Cerfberr, à qui nous devons ce Répertoire de la Comédie Humaine où se trouve biographié, avec Rastignac, Napoléon, Madame de Nucingen, Talleyrand, pêle-mêle, le crapaud Astaroth, « né sous Louis-Philippe », écrit scrupuleusement Cerf­berr, lequel servait à Madame Fontaine, pytho­nisse notoire, pour ses horoscopes ! Le « Vicomte » était plus raisonnable que son disciple, mais non moins passionné de Balzac. Il arrive un jour dans un salon où il m'aperçoit. Il ne salue personne et, venant droit à moi : — « Elle est en province... », me dit-il. — « Mais qui? » — demandai-je inter­loqué. — « La Canne... », répondit-il. Je ne l'interrogeai pas davantage. Il ne pouvait s'agir que de la canne de M. de Balzac, à la poursuite de laquelle Lovenjoul s'acharnait à cette époque. Depuis, il m'a été donné, à moi, profane, de la manier, cette canne dont je vous ai montré la photographie, chez la fille du docteur Nocquard, le savant médecin qui avait soigné le romancier mourant. Madame de Balzac lui avait donné cette relique. Avec quelle vénération je l'ai touchée, vous le devinez !

Je n'ai pas la vanité de croire que les cannes dont vous vous êtes fait l'historiographe suscitent jamais des exaltations de ce genre, mon cher Marsan. Il est plutôt probable que votre spiri­tuelle fantaisie contribuera encore — soyez tran­quille, je ne vous en voudrai pas — à renforcer la légende, d'ailleurs inoffensive, qui a fait jadis et fait quelquefois encore de votre laborieux confrère, auteur de soixante volumes, un préten­tieux auteur mondain. Ce malveillant reproche m'apparente du moins à ce même Balzac, dont ses envieux disaient : « C'est un romancier bourgeois qui se décrasse chez les Duchesses. » Comment ne pas regretter que Sainte-Beuve se soit amusé à colporter ce propos, dont la méchanceté n'est, comme dans la plupart des cas, qu'une inintelli­gence ? Ce qui me plaît, en revanche, dans ces essais, à la première page desquels vous avez si gentiment inscrit mon nom, c'est tout au contraire leur extrême intelligence. Elle vous a permis de discerner les véritables causes de ce goût de la vie élégante, commun à trop d'écrivains pour que la critique ait le droit d'y voir un simple snobisme. Vous avez énuméré et portraituré très finement quelques-uns de ces artistes littéraires touchés de dandysme. Vous auriez pu y joindre Byron, qui jalousait les gilets de Brummell, et insister davan­tage sur Pascal, ensorcelé par les manières du chevalier de Méré. Je semble me contredire. Car on m'a reproché jadis d'avoir qualifié « d'un peu niais » l'hypnotisme de Renan devant Pétrone dont il disait : « L'élégance de la vie est sa maî­trise. » C'est que ce culte de la mode et de ses aristocrates doit être un péché de jeunesse, et que l'auteur de l'Antechrist avait passé l'âge où il est légitime d'attacher une importance à des frivolités qui pour un jeune écrivain de vingt-cinq ans ont une telle signification, ces vingt-cinq ans, dont l'historien de Brummell, le romanesque Barbey, citant Byron, disait avec un accent que je crois entendre encore : « On peut se consoler de tout, quand on s'est consolé de ne plus les avoir. »

Le jeune homme de lettres, en effet — cette observation court sous toutes les lignes de votre livre — voit dans l'attitude aristocratique du dandysme, une défense d'abord. Il se sent, pour parler comme notre Barrès, dont, entre parenthèses, vous avez tracé un profil exquis, « sous l'œil des Barbares ». Sa personnalité, encore inachevée et d'autant plus frémissante, cherche à se distinguer pour se préserver. Ses élégances de tenue lui sont une arme, comme ses paradoxes d'idées. Les uns, et les autres l'affirment dans son effort d'indé­pendance. Tous les théoriciens du dandysme ont souligné ce trait chez les représentants de cette naïve manie : l'orgueil d'étonner et de ne pas s'étonner. Stendhal qui en fut, lui aussi, la victime, — à ses heures, mais sans en être dupe, — s'est amusé à en fixer le code dans les propos que le Russe Korazoff tient à Julien Sorel, dans leurs promenades à cheval autour de Strasbourg : « Ayez l'air à mille lieues de la sensation présente... » On devine de quel ton ce professeur en noeuds de cravates a dû prononcer cette maxime, dont on peut sourire, mais à condition d'y démêler un effort de stoïcisme qui suppose une maîtrise de soi, une volonté, un caractère. Il y a dans la première des Diaboliques, et à l'occasion d'un certain vicomte de Brassard, une assimilation entre la parure chez le dandy et l'héroïsme du soldat. « Ne pas se rendre », s'écrie d'Aurevilly, «toute la question est là. » Vous nous avez raconté avec bien de la justesse dans ce livre, mon cher Marsan, comment pour lui-même toute la question fut toujours là.

Elle n'est pas là uniquement pour l'artiste littéraire qui, à ses débuts, s'engoue de vie élégante. Pourquoi Racine, en qui la vivante et si gaie comédie des Plaideurs révèle un souple génie, capable de peindre avec un relief réaliste les plus vulgaires milieux, n'a-t-il évoqué, dans ses tragé­dies, que des princes et des princesses ? Parce que, la tradition d'alors le voulait ainsi, sans doute. Mais s'y serait-il conformé s'il n'avait pas trouvé, dans ce choix restreint de ses personnages, l'occa­sion d'imaginer des âmes libres de développer plus complètement leurs sentiments, parce qu'étant hors du métier, elles ont le loisir de penser davantage à leurs émotions ? Les romanciers et les drama­turges d'aujourd'hui, épris de psychologie, sont tentés de chercher dans les oisifs et dans les oisives de leur époque un substitut de ces princes et de ces princesses du théâtre racinien. La haute société leur apparaît comme le milieu où leur esprit d'analyse rencontrera les états d'âme les plus complexes. Ont-ils raison ? Pour ce qui me regarde, je l'ai cru autrefois. Il semble bien qu'il y ait là une part d'illusion. Car à cette haute société, il manque ce qui faisait la force du patriciat peint par Racine sous le masque de ses Bérénice et de ses Titus, de ses Hippolyte et de ses Aricie : le privilège du commandement et ses respon­sabilités. Je n'en persiste pas moins à croire qu'un Adolphe employé de commerce ne serait pas tout a fait Adolphe, ni un Dominique industriel, Dominique. Pourquoi d'ailleurs resserrer le champ de la littérature et en exclure le roman mondain, alors que ce genre comporte des chefs-d'œuvre, ainsi la Julia de Trécœur d'Octave Feuillet, ce, délicat chroniqueur du Second Empire, très injus­tement méconnu par Flaubert ? C'est le cas de rappeler la sagace épigramme de Beyle : « De confrère à confrère, les éloges sont des certificats de ressemblance... »

Mais où vais-je, mon cher Eugène Marsan ? je ne voulais que vous dire un merci, qui se trans­forme en une dissertation. C'est que vos essais, avec leur joli ton de détachement, sont le résumé du long travail d'esprit d'un homme passionné d'idées. Vous invitez à réfléchir dans chacune des phrases de ce livre. Le goût de l'ironie vous a fait évoquer l'ancienne et innocente manie de collec­tionneur d'un de vos aînés qui vous estime beau­coup et qui est très fier de votre sympathie d'esprit.. Gardez-la lui je vous prie, et croyez-le votre tout dévoué

PAUL BOURGET.

Royat, 14 Juillet 1923.

dimanche 13 avril 2008

Robert-Louis Stevenson (1850-1894)


  • L'Ile au trésor / R.-L. Stevenson ; traduit de l'anglais par Théo Varlet.- Paris (35 & 37, rue de Seine, 6e) : Fernand Hazan, 1946.- 234 p. : couv. sous jaq. ill. en coul. ; 18 cm.- (Les Heures claires ; 3).

samedi 12 avril 2008

Gustave Aimard (1818-1883)


  • Les Bandits de l'Arizona / par Gustave Aimard ; illustrations de Pierre Noël.- Paris (35 & 37, rue de Seine, 6e) : Fernand Hazan, 1948.- 218 p.-[18] f. de pl. : couv. sous jaq. ill. en coul. ; 18 cm.- (Les Heures claires ; 2).

vendredi 11 avril 2008

Johann von Kremer


  • Le Livre noir des filles perdues / J. v. Kremer.- Paris : Editions Fleuve noir, 1956.- 223 p.- 72 p. de pl., couv. sous jaq. ill. ; 21 cm.